C. Lavollée, Souvenirs d’un préfet de Paris sous la révolution et l’empire
“ Non, l’expérience est faite, ne comptons plus les voix, ne nous livrons plus à de puériles opérations d’arithmétique pour proclamer qu’à tel jour, à telle heure, la nation s’est livrée définitivement à un régime politique, à une république ou à un homme. Le mérite, le droit d’un gouvernement, résident ailleurs que dans ces sortes de manifestations, qui trop souvent ont dégénéré en parades. La liberté ne procède point de l’acclamation. Elle cesserait d’être ce que nous voulons qu’elle soit, ce qu’elle est réellement, si elle demeurait subordonnée aux mobiles caprices d’un vote enthousiaste. ”
