Résumé

Antoine Madrolle De la nécessité d'une translation en province de la Chambre des députés… (1829)

Il y a des préjugés, des erreurs, des vérités qui naissent et meurent presqu'en un jour à Paris , et qu'on peut regarder comme l'aliment propre de la capitale; ils n'en sortent pas plus que ses bourgeois, et ne parviennent jamais à la province ; ce sont des souffles légers qui font à peine rider la superficie de cette portion de la France. Paris est incontestablement le plus grand et le seul atelier de l'imagination
Source : Gallica

Antoine Madrolle De la nécessité d'une translation en province de la Chambre des députés… (1829)

C'est que dans les peuples éclairés il y a toujours aussi des hommes éclairés qui savent en tirer parti, et que le fonds de la nation restant sain, pendant que la capitale est gangrenée, des bras robustes et bien dirigés suppléent aux vices d'une tête efféminée. En tout état, la corruption ne sort guère des grandes villes ou des grands rassemblemens ; elle ne descend pas dans le fonds des nations qui font les armées : Paris et Pétersbourg sont peuplés de sybarites.
Source : Gallica

Antoine Madrolle De la nécessité d'une translation en province de la Chambre des députés… (1829)

Il faut réfléchir à la nature d'une grande ville , d'une capitale, de Paris surtout, de la métropole de l'Europe et même du monde, de Paris au XIXe siècle. Si je me permettais de faire un noir tableau de Paris , on me croirait injuste, exagéré, misanthrope. Je le ferai faire, comme tout le reste, par des hommes qui connaissent leur sujet, par des philosophes naturellement amis de la capitale, par des jacobins qui s'y trouvèrent rois. Et d'ailleurs, quoi! on peut tous les jours flatter la grande ville , la corrompre , et il ne serait pas permis de la reprendre!
Source : Gallica

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