Résumé

Jean François Bellemare Le Crime du 13 février et le moyen d'en prévenir de nouveaux… (1820)

Puisqu'il est notoire que l'art de gouverner n'est point au-dessus de la capacité des femmes; puisque l'expérience s'est prononcée en faveur de leurs règnes, pourquoi resterions-nous plus long-tems privés des espérances de gloire et de bonheur, qui s'y attachent ? Par quel contresens bizarre se trouvent-elles repoussées du trône dans un pays où elles régnent en détail ; où tout s'anime de leurs inspirations ; où l'esprit de chevalerie est né de leur ascendant et du besoin de leur plaire ; où tous les usages de la vie sociale se règlent sur leur influence
Source : Gallica

Jean François Bellemare Le Crime du 13 février et le moyen d'en prévenir de nouveaux… (1820)

Mais, du reste, ces considérations ne sont rien à côté de nos autres motifs et de ce grand naufrage de la royauté, dont il importe, avant tout, de recueillir les précieux débris. Si nous le voulons, ces débris suffisent pour former une arche où la monarchie serait en sûreté. Il dépend des deux chambres du parlement que le coup funeste qui prive le trône d'un de ses appuis, serve à lui en procurer de nouveaux, et à multiplier le nombre de ses héritiers. L'abolition de la loi salique nous offre une immense ressource.
Source : Gallica

Jean François Bellemare Le Crime du 13 février et le moyen d'en prévenir de nouveaux… (1820)

Une perspective éloignée effraie, son esprit ; et quand le succès définitif d'une entreprise dépend d'un grand nombre de succès séparés qui ne conduisent que lentement au but, son imagination s'étonne et se refroidit devant la foule de chances périlleuses à travers lesquelles il faut passer. S'il ne restait qu'un coup de poignard à donner en France pour épuiser le coeur de la monarchie, ne craignons pas de le dire, le danger serait grand, et un troisième Ravaillac sortirait probablement du fond des enfers.
Source : Gallica

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