Résumé

G.-Y. Grouard Lettre au Roi sur la situation intérieure et politique de la France… (1815)

Ceux qui dirigent les rênes de l'Etat doivent apporter le soin le plus scrupuleux à discerner le crime et la perfidie, de la faute et de l'erreur: le crime part de la malice du coeur, il est contre les règles de la nature, il offense la société, parce que c'est une transgression des lois civiles. L'erreur, au contraire, est un fait non médité, c'est un défaut de connaissance presque toujours excusable, sur - tout quand il s'agit du résultat des commotions politiques.
En effet, les nations de l'Europe avaient reconnu le gouvernement que la France s'était donné
Source : Gallica

G.-Y. Grouard Lettre au Roi sur la situation intérieure et politique de la France… (1815)

La mésintelligence est la suite nécessaire de l'injustice; un nouvel excès venait ajouter à un autre excès; les murmures grossirent, même parmi les prosélytes, parce que la sûreté est la confiance dans la force de tous pour assurer le droit de chacun, et parce que l'offense, faite à un seul, devient la cause de tous. La grande majorité des Français, blessée dans son affection la plus chère, et trop péniblement froissée par le joug qui, progressivement, s'appesantissait sur elle, s'efforçait à secouer le lien funeste qui la retenait.
Source : Gallica

G.-Y. Grouard Lettre au Roi sur la situation intérieure et politique de la France… (1815)

SIRE, le monde entier connaît la bonté de votre coeur. Vos sujets éprouvent, chaque jour, que vous avez personnifié la devise qui ornait les armes de Louis XII : non utitur aculeo. Vous confondrez dans votre affection et les honnêtes Français qui, jusqu'a la restauration, ont loyalement servi la France sous les formes diverses de son gouvernement, et les honnêtes Français qui sont restés purement royalistes.
Source : Gallica

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