Résumé

Des crimes de Buonaparte et de ses adhérents… (1815)

Louis XVIII n'était point connu de la génération présente, la jeunesse française était née sous le règne des révolutions ; l'âge mûr n'avait sur son caractère personnel que des idées, d'emprunt; les vieillards pouvaient le juger mal, parce que vingt-cinq ans d'absence avaient dû apporter dans ce prince des changemens qui leur étaient inconnus. Il est vrai que la renommée publiait ses lumières et ses vertus. Mais la renommée pouvait être trompeuse, parce qu'il est dans l'esprit de l'homme d'attacher un grand mérite à la grandeur dans l'infortune.
Source : Gallica

Des crimes de Buonaparte et de ses adhérents… (1815)

Mais, Sire, les Souverains, vos alliés, en vous ramenant dans votre capitale, n'ont sauvé que l'Europe et comprimé la faction qui nous tyrannisait. C'est à Votre Majesté qu'il appartient de sauver la France. Votre Bonté, votre clémence ont fait des traîtres et des ingrats ; voire indulgence a fait des rebelles. Les traîtres seront punis, puisque vous l'avez solennellement déclaré. Leur châtiment est une justice que commandent impérieusement et l'intérêt du peuple et la dignité de votre couronne.
Source : Gallica

Des crimes de Buonaparte et de ses adhérents… (1815)

La résistance que les rebelles opposent à ses armées alliées ne sert qu'à prolonger leur crime sans pouvoir prévenir leur chute. Il faut que la force triomphe enfin de la violence, que le bon droit succède à l'iniquité , et que la vérité confonde le mensonge et l'imposture; il faut que les funestes principes d'une liberté meurtrière qui, pendant vingt-six ans, a couvert la France et l'Europe de ruines et de ravages, et au nom de laquelle tant de flots de sang ont coulé, soient enfin extirpés
Source : Gallica

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