Résumé

J.-P. Gavand Les Crimes des fédérés, moyens d'anéantir cette secte d'anarchistes et de cimenter le trône des Bourbons… (1815)

Ignorent-ils que pour être ami du trône et de l'autel, de l'ordre et de la paix, il faut être ennemi déclaré des Fédérés ?
Le crime triomphant a bien commandé à la vertu, et la vertu triomphante ne pourra pas commander au crime ! Veut-on consacrer le plus dangereux des principes, que la vertu a moins d'énergie que le crime.
Royalistes de tous les siècles, vrais Français, citoyens fidèles, nous qui avons pris pour devise : aimer son Roi, c'est aimer sa Patrie ; pendant que les autorités feront aux Fédérés une guerre de surveillance, faisons-leur au moins une guerre de mépris.
Source : Gallica

J.-P. Gavand Les Crimes des fédérés, moyens d'anéantir cette secte d'anarchistes et de cimenter le trône des Bourbons… (1815)

Une fatalité inexplicable semble attachée à toutes les mesures que l'on prend pour sauver la France, aucune n'atteind son but ; il semble qu'il est encore dans le gouvernement une force invisible qui protège les Fédérés et les signataires de l'article 67 ; on n'emploie contre les uns, que juste ce qu'il faut de sévérité pour les aigrir sans les abattre : parce qu'il n'y a du dévouement dans aucun administrateur, parce qu'ils n'ont aucune confiance dans un gouvernement qui ne devrait point en avoir en eux, ou parce qu'ils le trahissent ou le trahiront tant
Source : Gallica

J.-P. Gavand Les Crimes des fédérés, moyens d'anéantir cette secte d'anarchistes et de cimenter le trône des Bourbons… (1815)

Les Fédérés les moins coupables, sont ceux qui voudraient un prince de leur choix et de leur création, pour avoir seuls part à ses faveurs ; mais pour y parvenir, ils n'auraient pas craint de faire couler le sang sur l'échafaud; en révolution, l'ambitieux n'épargne pas les crimes, pourvu qu'il arrive à son but; parce qu'alors ses crimes se changent en vertus, puisqu'il en obtient la récompense.
Les bonapartistes ont une très-grande obligation aux Fédérés, qui ont bien voulu se charger de tout l'odieux de leur parti.
Source : Gallica

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