Résumé

Napoléon, Louis XVIII et Bonaparte

Bonaparte, sans armées et sans espérances , abdique en faveur de son fils un pouvoir qu'il n'a pas : les Chambres, entourées d'écueils et glacées d'effroi, veulent une abdication pure et simple ; elles sentent qu'appeler au trône un enfant de quatre ans, captif à Vienne, malgré toutes les tentatives faites pour l'obtenir, c'est se livrer à la risée de toute l'Europe; elles sentent aussi que c'est lancer une pomme de discorde parmi les Français qui demandent à grands cris leur Roi légitime. Cependant Bonaparte agite les faubourgs et cherche à allumer la guerre civile au sein de la capitale
Source : Gallica

Napoléon, Louis XVIII et Bonaparte

En nous rendant un prince, objet de tous nos voeux , les monarques alliés le laissèrent entouré de ses implacables ennemis. A peine se furent-ils éloignés de nos frontières , que Bonaparte, l'armée et les jacobins conspirèrent contre la liberté publique. Le succès a couronné leurs desseins criminels; le trône des lis est tombé , et nous avons repris nos fers. Nos tyrans ont cherché dans sa chute subite et dans la marche triomphale de l'usurpateur la preuve du consentement unanime de la nation.
Source : Gallica

Napoléon, Louis XVIII et Bonaparte

Des libelles diffamatoires, des brochures incendiaires inondent la capitale : il devient nécessaire de restreindre la liberté de la presse; les républicains crient à la violation de la Charte; des royalistes se joignent à eux; les séances des Chambres deviennent tumultueuses ; le peuple prend une part active à ces débats. Un député et un jeune pair pleurent aux pieds de la statue de la liberté, encore fumante du sang de ses victimes : on se croit reporté en 1793 ; un gouvernement paternel ne rassure pas contre les entreprises de la démocratie.
Source : Gallica

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