Joseph-François Michaud

Joseph-François Michaud

Résumé

Portrait de Joseph-François Michaud Joseph-François Michaud Histoire des quinze semaines (1815)

Pour se défendre des entreprises d'un tyran, on invoquait le génie de la révolution , non moins redoutable que la tyrannie, et qui devait bientôt remettre la France sous le joug du despotisme le plus odieux.
Déjà l'anarchie , espoir des tyrans , avait étouffé toute espèce de liberté ; on se vantait de ne connaître d'autre servitude que celle des lois , et la France n'avait plus de lois ; on citait le peuple français comme le
modèle des peuples libres, et dix mille agens de la tyrannie , au nom des idées libérales , disposaient à leur gré de la fortune et de la liberté des citoyens.
Source : Gallica

Portrait de Joseph-François Michaud Joseph-François Michaud Histoire des quinze semaines (1815)

Tous ceux qui s'étaient élevés , tous ceux qui s'étaient enrichis par la révolution , pouvaient se considérer comme autant d'usurpateurs; et l'usurpation de Bonaparte favorisait, protégeait tous les genres d'usurpations. Bonaparte était en quelque sorte à leurs yeux , non pas le représentant de la nation , mais le représentant de toutes les passions, de tous les vices, de tous les intérêts qu'avait fait naître la révolution : non seulement la nation n'aimait point Bonaparte , mais personne en France n'était sincèrement attaché à l'usurpateur
Source : Gallica

Portrait de Joseph-François Michaud Joseph-François Michaud Histoire des quinze semaines (1815)

Ils font une constitution ! Les bannières des armées anglaises et prussiennes paraissent à la vue de la capitale , toutes les rives de la Seine sont au pouvoir de l'ennemi ; que font les législateurs ? ils corrigent la constitution; le bruit du canon retentit de toutes parts, les barrières de Paris sont devenues le théâtre de la guerre, les villages voisins sont en flammes , on entend de la tribune les cris des blessés et des mourans; que font encore les législateurs? Ils achèvent en paix une constitution.
Une constitution leur paraît le seul remède à tous les maux de la patrie
Source : Gallica

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