La magnanimité, définie comme une grandeur d'âme liée à l'honneur et à la vertu, a été abordée par de nombreux penseurs. Aristote la considère comme une vertu qui conduit l'individu vers la modération et le désintéressement, tandis qu'Antoine Sabatier de Castres la rattache à la noblesse des souverains, capables de surmonter les passions.
Paul Chételat met en évidence son rôle dans l'élévation morale des monarques, et le Collectif de l'Encyclopédie anarchiste la présente comme une qualité à la fois désintéressée et généreuse. Ce concept, associé à la générosité, au courage et à la tempérance, révèle une tension entre la grandeur et l'humilité, comme le montrent les différentes approches des auteurs.