Résumé

M.-Joseph Satur Les préjugés constitutionnels de l'an VI… (1798)

C'est là qu'est le lien social avec toutes les qualités relatives qui font l'homme de bien , le citoyen généreux , le vrai républicain , le grand homme. Jamais les amitiés ne furent plus vives , jamais les haines plus profondes ; jamais le génie national ne fut plus près de se former : c'est le beau côté de la république française. L'autre côté n'est que luxe , égoïsme , vanité , richesse et tout cela ne prospère que trop par l'intérêt sans le gouvernement ; au contraire , la vérité des mœurs , la sainteté des jugemens demandent la destruction de l'amour-propre parasite
Source : Gallica

M.-Joseph Satur Les préjugés constitutionnels de l'an VI… (1798)

C'est dans le tempérament de ces deux extrêmes qu'il faut placer l'état naturel d'une nation ; plus l'esprit pointilleux et raisonneur nuit au cours régulier et au mouvement uniforme des affaires, plus l'abnégation de l'ignorance s'oppose à toute administration légitime et à tout système d'ordre public. Dans le premier cas , les esprits ont trop d'action; dans le second, ils n'en ont pas assez , et l'émanation de la loi se trouve arrêtée par une force d'inertie; il n'y a point de liberté morale dans l'homme ignorant
Source : Gallica

M.-Joseph Satur Les préjugés constitutionnels de l'an VI… (1798)

Bientôt l'intérêt général étant sans fondement, le bonheur public sans substance et le commerce des hommes sans habitudes , par la légèreté , la dissipation des têtes et la frivolité des goûts , vous verrez les sentimens voltiger d'un lieu à l'autre , d'une personne à l'autre, se prendre, se quitter , se croiser , ne garder aucune empreinte , ne jamais se fixer, et se détacher si bien, par ces passagères liaisons, de toute affection de cœur, de toute liaison particulière
Source : Gallica

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