Auguste Callet, Un procès contre M. le Duc de Noailles et consorts… (1865)
“ Puisque je suis incontestablement l'auteur de la Vie de madame de Montagu, j'étais donc naturellement et légalement investi de la propriété intellectuelle de cet ouvrage, c'est-à-dire du droit exclusif de le signer et de le corriger. Il a cependant été altéré, et il a paru sans mon nom. Qu'est-ce à dire? Aurais-je, par hasard, vendu mon droit à madame la comtesse d'Auberville ou à M. le duc de Noailles? Eh! pourquoi l'aurais-je vendu? Dans quel intérêt, messieurs, moi qui ne suis qu'un humble homme de lettres, ayant encore, avec la barbe grise, sa réputation à faire, son rang à conquérir? ”
