Résumé

Procès relatif à la publication du catalogue intitulé "Livres du boudoir de Marie-Antoinette"… (1864)

Si elle est mise en rapport avec les sens d'autrui par la combinaison des lignes, des contours, de la lumière ou des couleurs, elle sera du domaine des arts plastiques; elle s'appellera : l'architecture, la sculpture, la peinture ; si elle se manifeste par la combinaison des sons, elle sera la musique ; si elle se révèle par l'écriture ou la parole, -elle sera la littérature. Dès que l'œuvre intellectuelle a trouvé sa formule, elle appartient au monde matériel, et les rapports de droit prennent naissance entre l'auteur et son œuvre.
Source : Gallica

Procès relatif à la publication du catalogue intitulé "Livres du boudoir de Marie-Antoinette"… (1864)

Alors apparaît la lutte du domaine public et du domaine privé. Un conflit s'élève entre la société et l'auteur. La société a le désir de s'approprier l'œuvre; l'auteur a le désir d'en conserver la possession privilégiée. Il est de l'intérêt des deux parties d'interdire la possibilité de reproduction; en effet, pour l'auteur, c'est le
droit de copie qui lui permet de tirer profit de son œuvre, qui donne une valeur vénale à sa production
Source : Gallica

Procès relatif à la publication du catalogue intitulé "Livres du boudoir de Marie-Antoinette"… (1864)

M. l'Administrateur général directeur de la Bibliothèque Impériale invoque l'article 84 du Règlement de la Bibliothèque. Mais cet article du Règlement s'applique aux manuscrits.
Or, un Catalogue, qui n'est après tout qu'un recueil de titres d'imprimés, instrument d'une bibliothèque, est considéré par tous les bibliographes comme un imprimé. Cela est si vrai, que depuis soixante-dix ans le Catalogue des Livres du Boudoir, venu à la Bibliothèque avec les Livros de la Reine, n'a pas été catalogué aux manuscrits et est resté au département des imprimés.
Source : Gallica

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