Roger Collin, De la contrefaçon littéraire et artistique… (1899)
“ Le jour où l'on a reconnu à l'homme de lettres, qu'il fut poëte ou prosateur, auteur dramatique ou romancier, un droit exclusif sur la reproduction de ses œuvres, il était logique, indispensable, d'accorder le même droit à tous ceux qui avaient cherché, eux aussi, à donner une forme quelconque à leur idéal, une expression à leur pensée. Il importe peu, en effet, qu'ils aient eu recours pour cela, au ciseau du sculpteur ou à la palette du peintre ; il importe peu qu'ils se soient servis, pour traduire leur état d'âme, du marbre ou du bronze, de l'harmonie des sons ou du jeu savant des couleurs. ”
