Résumé

Roger Collin De la contrefaçon littéraire et artistique… (1899)

Le jour où l'on a reconnu à l'homme de lettres, qu'il fut poëte ou prosateur, auteur dramatique ou romancier, un droit exclusif sur la reproduction de ses œuvres, il était logique, indispensable, d'accorder le même droit à tous ceux qui avaient cherché, eux aussi, à donner une forme quelconque à leur idéal, une expression à leur pensée. Il importe peu, en effet, qu'ils aient eu recours pour cela, au ciseau du sculpteur ou à la palette du peintre ; il importe peu qu'ils se soient servis, pour traduire leur état d'âme, du marbre ou du bronze, de l'harmonie des sons ou du jeu savant des couleurs.
Source : Gallica

Roger Collin De la contrefaçon littéraire et artistique… (1899)

Pour soutenir que le droit créé par la loi de 1793 n'est pas un véritable droit de propriété, on a fait valoir plusieurs arguments. On a dit tout d'abord : le droit de l'auteur n'est pas un véritable droit de propriété, parce qu'il n'est reconnu par aucun titre; on a dit ensuite : le droit de propriété est de son essence perpétuel, or le droit reconnu à l'auteur ou à ses ayantscause est éminemment temporaire. On a dit enfin : du jour où l'auteur a publié son œuvre, le public a acquis sur elle un droit de jouissance intellectuelle, dont il ne peut être privé.
Source : Gallica

Roger Collin De la contrefaçon littéraire et artistique… (1899)

La reproduction d'une statue par la photographie, le dessin ou la gravure constituera une contrefaçon au même titre que la reproduction en un bas-relief par exemple, en admettant qu'elle fût possible, d'une gravure ou d'un tableau. Cela ne saurait faire de doute à notre avis.
Le peintre ou le sculpteur dont l'œuvre est reproduite sans son consentement, est non seulement privé d'un bénéfice pécuniaire, puisqu'il eût pu céder ce droit de reproduction à prix d'argent, mais encore peut être atteint dans sa réputation d'artiste par une copie inexacte, maladroite ou grossière.
Source : Gallica

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