Résumé

Charles Fliniaux Législation et jurisprudence concernant la propriété littéraire et artistique (1867)

Si l'on accorde au conjoint survivant un droit de survie sur la moitié des biens de communauté dont il n'a pas la propriété, ce sera parce que, les époux ayant tout mis en commun, leurs affections, leurs travaux, leur jeunesse et leur avenir, il est naturel que cette communauté se continue, pour ainsi dire en effigie, après le décès de l'un d'eux ; n'est-il pas juste que le survivant ne voie pas passer, pendant sa vie, à d'avides héritiers les biens acquis pendant le mariage par l'être aimé que la mort a ravi?
Source : Gallica

Charles Fliniaux Législation et jurisprudence concernant la propriété littéraire et artistique (1867)

On ne peut concevoir, en effet, que la propriété et les bénéfices qu'elle procure, soient assurés dans les cas où la production est le résultat de l'action commune, et de l'homme et de la nature, mais non dans les cas où la force de la nature n'a dans la production qu'une part minime d'action, la partie essentielle étant le travail d'esprit; il n'est point naturel que le profit soit d'autant moins grand que l'œuvre est plus indépendante de la nature et plus spécialement une libre création.
Source : Gallica

Charles Fliniaux Législation et jurisprudence concernant la propriété littéraire et artistique (1867)

L'œuvre d'esprit porte donc à un bien plus haut degré que les productions matérielles, le cachet de la personnalité de son auteur, elle est à jamais sa chose tant qu'elle subsiste, elle est à lui plus que tout ce qui appartient au monde matériel.
Une œuvre d'esprit n'est pas simplement une simple pensée et une pure idée, c'est plutôt une forme substantielle au moyen de laquelle la pensée et l'idée sont devenues appréciables; c'est l'expression qui renferme cette pensée, c'est sa représentation à l'aide de mots qui permettent de la transmettre aux autres.
Source : Gallica

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