Auguste Callet

Élements biographiques

Auguste Callet,  Anne-Pauline-Dominique de Noailles… (1889)

“ Mme de Montagu n'y put tenir, elle prit congé de Mme de Grammont, et partit pour Paris, tremblant d'arriver trop tard pour embrasser encore sa soeur mourante.
Jamais mort ne fut à la fois plus lente, plus cruelle et plus douce que « la fin angélique de cette incomparable femme à qui j'ai dû », écrivait M. de la Fayette à M. de Maubourg, « un bonheur de tous les instants, sans le moindre nuage, pendant les trente-quatre années d'une union où sa tendresse, sa bonté, l'élévation, la délicatesse, la générosité de son âme, charmaient, embellissaient, honoraient ma vie ».
”
Source : Gallica

Auguste Callet,  Anne-Pauline-Dominique de Noailles… (1869)

“ A ces mots, Mme de Montagu poussa un cri, et serra son père dans ses bras en l'arrosant de larmes. C'est en vain qu'alarmé de sa douleur, il tenta de lui persuader que le sacrifice n'était pas consommé et qu'il restait encore quelque espérance ; sa physionomie et son accent démentaient son langage. Mme de Montagu ne s'y trompa point et s'écria : « Mon Dieu ! mon Dieu ! soumettons-nous ! » puis elle ajouta, au milieu des sanglots qui la suffoquaient, qu'elle eût bien voulu être à la place de sa soeur aînée. ”
Source : Gallica

Auguste Callet,  Un procès contre M. le Duc de Noailles et consorts… (1865)

“ Chacun a désormais le droit de se les approprier et d'en faire un livre ; il n'y a que l'art de les présenter, la composition, le style, qui restent la propriété privée du premier narrateur.
J'ai donc, comme tout le monde, le droit de raconter, à ma façon, les aventures de cette âme en peine, et si l'envie m'en prenait, ni M. de Noailles, avec ses parchemins, ni M. de la Moricière avec son épée, ni madame d'Auberville avec son avoué et son huissier, flanqués de Me Berryer, ne pourraient m'en empêcher.
”
Source : Gallica

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