Résumé

Auguste Callet La Voix mystérieuse : Les proscrits… (1852)

Il n'est donc pas vrai de dire que l'élection du 20 décembre justifie l'usurpation de Bonaparte et les excès qui l'ont accompagnée. Cette élection ressemble aux aveux que le bourreau arrachait quelquefois à la faiblesse de l'innocent soumis à la torture. Elle n'a pas d'autre valeur. Il n'est, d'ailleurs ; au pouvoir d'aucun peuple de justifier le crime. Bonaparte peut être réélu de la sorte dans dix ans, et réélu dans vingt ans encore. Il peut recevoir de l'élection un, pouvoir transmissible par voie d'hérédité; il peut léguer ce pouvoir à quelqu'un de sa race
Source : Gallica

Auguste Callet La Voix mystérieuse : Les proscrits… (1852)

Les meilleurs dévorent en silence l'humiliation de leur ordre et versent des larmes stériles sur la dégradation de la justice; Des juges! Des juges ! Est-ce qu'il y a des juges en France ?
Patience ! dit-on. Laissons faire Bonaparte. Il prépare les voies à un ordre meilleur. Le peuple regrette la justice? tant mieux! quand la justice renaîtra, il ne sera plus tenté de la méconnaître. Le peuple regrette la liberté?
Source : Gallica

Auguste Callet La Voix mystérieuse : Les proscrits… (1852)

Mais, encore une fois, j'ai, peur; oui, j'ai peur que les crimes d'aujourd'hui n'appellent de terribles représailles. C'est l'effet naturel et presque inévitable d'un tel despotisme, de corrompre et d'ulcérer les âmes souffrantes, d'exciter partout des appétits égoïstes et haineux. Rien n'est effrayant comme la révolte des opprimés. S'il a été si facile de modérer la révolution de 1830 et celle de 1848, c'est que ce sont des erreurs et non des haines qui ont amené ces catastrophes.
Source : Gallica

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