Résumé

L. V. R. Lettre d'un sénateur absent à l'époque des séances des 3 et 6 avril…

Quoi ! un débiteur de mauvaise foi, un banqueroutier, un assassin, sera hors de l'atteinte des tribunaux, parcequ'il sera sénateur ! Voilà le plus insolent privilége dont on se soit jamais avisé. Il nous rejette loin de ce qu'on nomme le siècle des lumières. Si le sénat réussissoit à s'attribuer ce droit infâme, mille fois plus odieux que tous ceux qu'on a tant reproché à la noblesse féodale, il seroit, par cela même, voué au mépris et à la haîne de tout le peuple français.
Source : Gallica

L. V. R. Lettre d'un sénateur absent à l'époque des séances des 3 et 6 avril…

L'art. 3 présente une contradiction non moins forte dans les termes et dans le sens. Il est bien pénible pour un lecteur de bonne foi, comme je le suis, de ne pouvoir adopter une des propositions de l'acte constitutionnel, sans me trouver en opposition avec l'autre. L'ancienne noblesse reprend, dit-on, et la nouvelle conserve ses titres héréditairement. Je n'entends pas cela. La nouvelle noblesse ne peut avoir que les droits acquis par son institution. Or, jamais son fondateur de noble mémoire, ne lui a accordé d'hérédité. La constitution déclare même que toute distinction est personnelle.
Source : Gallica

L. V. R. Lettre d'un sénateur absent à l'époque des séances des 3 et 6 avril…

Il prétend garder ses attributions, en les détruisant de ses propres mains ! Il change, que dis-je ! il improvise , de son propre mouvement, et sans en être prié par personne, une charte et une autorité nouvelle ! Il se métamorphose en corps constituant, et s'intitule encore sénat conservateur ! Sans mission, sans pouvoir, sans qualité , il fait la loi, choisit le monarque, et prétend continuer le règne du tyran par qui et pour qui il étoit quelque chose. N'est-ce pas la confusion d'idées la plus étrange, l'abus le plus monstrueux de l'autorité, et la prétention la plus ridicule ?
Source : Gallica

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