Résumé

P.-G. Allain Buonaparte et la dernière constitution… (1814)

Quant aux hommes mûrs qui ont vécu pendant le règne des Bourbons, il n'en est aucun de bonne foi dont les yeux ne se soient entièrement ouverts. La république dans un grand Etat est une fausse théorie; elle est la source des troubles et des guerres civiles : les horreurs de l'anarchie et de l'usurpation renversent le colosse au pied d'argile. Tous les hommes de bonne foi attribueront les excès du despotisme qui vient d'expireraux terribles exemples d'asservissement qu'a donnés ce régime épouvantable, imaginé pour fonder la république et la faire triompher de tous les obstacles.
Source : Gallica

P.-G. Allain Buonaparte et la dernière constitution… (1814)

Le peuple est déchiré par les partis, par les factions : on lui promet enfin une Constitution; mais sitôt qu'elle paraît, on y attache des conditions qui empoisonnent ce'bienfait tant promis, tant attendu: piège affreux, machiavélique intrigue pour soulever tous les honnêtes gens et pour perpétuer, par un dernier coup de terreur, des scélérats dans le Gouvernement ! On s'émeut, on s'agite, et alors est appelé un Corse, vomi de l'antre des jacobins, Brutus Buonaparte, dont les forfaits étaient encore ignorés par la plus grande partie de la Nation.
Source : Gallica

P.-G. Allain Buonaparte et la dernière constitution… (1814)

Se livrant sans contrariété à l'étude de tous les rapports, balançant dans le calme tous les inconvéniens, empruntant dans la législation de chaque peuple ce qu'elle offre de meilleur, profondément pénétré du passé, prévoyant un long avenir, écoutant avec docilité l'avis des sages ; un homme seul, exempt de préjugés, de passions, au-dessus de tout intérêt personnel, comme Lycurgue, comme Solon, peut offrir à une Nation une Constitution capable de résister aux événemens qui, d'un siècle à l'autre, menacent de renverser les États.
Source : Gallica

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