Résumé

Antoine-Louis-Hippolyte Duchesne,  Réflexions d'un royaliste constitutionnel sur les diverses brochures qui ont paru depuis le 31 mars 1814… (1814)

“ Ainsi ce n'est pas là une très-bonne preuve du droit prétendu qu'a le Roi de nous donner lui-même une Constitution.
On insiste, et l'on dit : Il est notre Souverain, notre Maître légitime. —Non, il n'est pas notre maître; car l'idée de maître rappelle celle de servitude, et, grâce au ciel, nous ne sommes pas encore des esclaves: il n'est pas mieux notre souverain, car la souveraineté bien définie n'est autre chose que l'union de toutes les volontés, et elle ne peut se trouver rassemblée sur la même tête.
”
Source : Gallica

Antoine-Louis-Hippolyte Duchesne,  Réflexions d'un royaliste constitutionnel sur les diverses brochures qui ont paru depuis le 31 mars 1814… (1814)

“ Ensuite, dire qu'on est roi de France, c'est annoncer, jusqu'à un certain point, qu'on, est propriétaire du sol; et dire qu'on est propriétaire du sol, c'est établir, d'une manière au moins indirecte, qu'on est maître des habitans. Mais un Roi n'est pas le propriétaire du royaume qu'il gouverne; il n'est pas mieux le maître des habitans : il est simplement leur chef; chez nous il doit donc s'appeler Roi des Français. ”
Source : Gallica

Antoine-Louis-Hippolyte Duchesne,  Réflexions d'un royaliste constitutionnel sur les diverses brochures qui ont paru depuis le 31 mars 1814… (1814)

“ J'oserai , faire ici ma profession de foi toute entière ; je repousse loin de moi la dangereuse maxime qu'un roi est justiciable de la nation qu'il est appelé à gouverner; je pense que dans l'intérêt même du peuple son chef doit être Inviolable, et que par le cas très-rare où il franchirait toutes les bornes , la déchéance doit être la seule peine de ses attentats ; je pense encore que Louis XVI n'a voit mérité ni la mort ni la déchéance ”
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature