Résumé

Portrait de Henri Grégoire Henri Grégoire De la constitution française de l'an 1814… (1814)

Je n'examine pas si, comme le prétendent quelques publicistes, la démocratie est fille de la vertu, et la monarchie fille de la corruption. Quelle que soit la forme du gouvernement, il importe d'assujétir le pouvoir suprême à un ou plusieurs corps indépendans qui en surveillent l'exercice, qui puissent interposer des barrières entre lui et l'abus, et garantir la nation des attentats du despotisme. Cette considération conduit à la séparation et à l'équilibre des pouvoirs. La liberté civile obéit aux lois, la liberté politique contribue à les faire.
Source : Gallica

Portrait de Henri Grégoire Henri Grégoire De la constitution française de l'an 1814… (1814)

Quand un homme injurie ou calomnie, la loi vient au secours de la morale pour venger l'honneur du citoyen qui invoque son appui; mais il serait absurde qu'elle défendît de parler, de peur qu'on ne parlât mal. Il en est de même des lois sur la presse ; elles ne peuvent atteindre que ce qui est publié, et non ce que l'on publiera. Vouloir établir une censure sur des écrits qui n'ont point vu le jour, c'est cadenasser la bouche, de peur qu'on n'abuse
de la parole.
Source : Gallica

Portrait de Henri Grégoire Henri Grégoire De la constitution française de l'an 1814… (1814)

Quand des écrivains soulèvent le rideau derrière lequel s'ourdissent les trames liberticides, le despotisme troublé ne manque jamais de crier qu'on trouble l'Etat. Identifiant sa cause à l'intérêt de la cause publique, il suppose que celle-ci périclite. L'infaillible moyen pour un gouvernement de ne pas redouter la liberté de la presse, c'est d'être juste.
Source : Gallica

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