Domaine royal

Définition et enjeux

Portrait de Ernest Lavisse Ernest Lavisse,  Revue des Deux Mondes

“ Le domaine royal, ce sont des domaines, de telle qualité ou de tel défaut, situés en tel endroit, dont le fermier, Jacques ou Pierre, paie ses termes ou ne les paie pas. Sans interposition d’idées générales, d’habitudes acquises, de rouages qui tournent pour le plaisir de tourner, de moyens qui se prennent pour des fins, sans obstacle de décorum, de majesté, de gants de velours ou de soie, qui empêchent la main de toucher la pâte, Frédéric-Guillaume s’attaque au réel et manipule le concret. ”
Source : Wikisource

Anatole Bérard des Glajeux,  De l'aliénation et de la prescription des biens de l'État… (1859)

“ Inaliénabilité du domaine publie, aliénabilité de* biens de l'État.
Nous avons vu quels étaient les principes de la législation domaniale sous l'ancienne monarchie.
On peut les résumer ainsi : 1° Confusion entre la personne du prince et l'État. Tout ce qui appartient à la nation appartient au roi, et tout ce qui appartient au roi est à la nation.
2° Administration et jouissance du domaine par le roi.
Tout ce qui augmente les biens de l'État, conquêtes, confiscations, biens vacants, etc., etc., enrichit le domaine du roi. Le domaine est le domaine royal.
”
Source : Gallica

Paul Abadie,  Paroisse Saint-Michel de Bordeaux… (1857)

“ Les Anglais, auxquels par erreur on a attribué longtemps la construction des plus magnifiques monuments qu'on admire dans la Guyenne et dans quelques provinces limitrophes, n'ont jamais pris part au mouvement qui s'est fait dans l'art au XIIIe siècle, dans ce qui était alors la France, c'est-à-dire le domaine royal. ”
Source : Gallica

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