Résumé

Jean-Baptiste-Victor Proudhon Traité du domaine public, ou De la distinction des biens considérés principalement par rapport au domaine public… (1833-1834)

Il est bien démontré, par ce texte de la loi romaine, que nous avons raison dédire que ce qui distingue le chemin de servitude du chemin public ne consiste pas dans le plus ou le moins de largeur de l'un ou de l'autre, mais uniquement en ce que la servitude se borne aux besoins de l'exploitation du fonds dominant, tandis que le chemin établi pour communiquer avec un lieu habité doit être un chemin public, parce que l'usage en appartient universellement à tous ceux qui veulent s'en servir, et qu'ils peuvent le pratiquer en toute saison de l'année, l'hiver comme l'été, et la nuit comme le jour.
Source : Gallica

Jean-Baptiste-Victor Proudhon Traité du domaine public, ou De la distinction des biens considérés principalement par rapport au domaine public… (1833-1834)

Si aux avantages ordinaires que les villes ressentent plus particulièrement de leurs rues et places publiques, soit par rapport à une plus libre circulation de l'air, soit pour le passage et la promenade de leurs habitans, on doit ajouter encore l'utilité des locations accidentelles qu'on peut y faire les jours de foires, ou le profit des arbres dont on vient de parler, c'est une raison de plus pour les comprendre dans ce que nous appelons le domaine public municipal, comme fraction du grand domaine public : voilà toute la conséquence qu'on peut tirer de. ce droit accidentel des communes.
Source : Gallica

Jean-Baptiste-Victor Proudhon Traité du domaine public, ou De la distinction des biens considérés principalement par rapport au domaine public… (1833-1834)

Dans l'hypothèse où il ne s'agit que de chemins de servitude, et surtout de voies agraires, la charge des frais d'entretien ne doit peser que sur les particuliers qui s'en servent pour l'exploitation de leurs fonds; et ils ne doivent successivement contribuer à cette charge qu'en ce qui touche à la partie du chemin qui s'étend depuis leurs héritages jusqu'à la voie publique, attendu que ce n'est que dès ce point que chacun d'eux, individuellement pris, jouit de la servitude sur les fonds des autres.
Source : Gallica

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