Paul Guerrier, Étude sur les restrictions et déchéances de la puissance paternelle (1895)
“ Le dernier argument invoqué ne paraît pas devoir résister à l'examen : il présente le droit de jouissance légale comme un droit d'usufruit ordinaire dérivant d'une convention, alors que c'est un droit tout spécial, attribut de la puissance paternelle et institué comme elle dans l'intérêt de l'enfant; ce n'est pas l'avantage du père qu'il faut regarder, c'est l'intérêt de l'enfant ; et si cet intérêt exige l'émancipation on ne peut pas prétendre que celle-ci n'est pas possible parce qu'elle aurait pour conséquence de faire perdre au père la jouissance légale sur les biens de son fils. ”
