Droit de jouissance

Définition et enjeux

Paul Guerrier Étude sur les restrictions et déchéances de la puissance paternelle (1895)

Le dernier argument invoqué ne paraît pas devoir résister à l'examen : il présente le droit de jouissance légale comme un droit d'usufruit ordinaire dérivant d'une convention, alors que c'est un droit tout spécial, attribut de la puissance paternelle et institué comme elle dans l'intérêt de l'enfant; ce n'est pas l'avantage du père qu'il faut regarder, c'est l'intérêt de l'enfant ; et si cet intérêt exige l'émancipation on ne peut pas prétendre que celle-ci n'est pas possible parce qu'elle aurait pour conséquence de faire perdre au père la jouissance légale sur les biens de son fils.
Source : Gallica

Louis Josserand Cours de droit civil positif français… (1940)

Droit de jouissance. — Bien que la loi ne s'en explique pas, la femme a, sans aucun doute, la jouissance de ses biens réservés; elle en perçoit les reven-us; et, sur ce point, le rapprochement avec la situation de la femme séparée de biens devient plus légitime. D'ailleurs, l'article 1er de la loi déclare réservés, non seulement les produits du travail de la femme, mais aussi les économies en provenant: c'est donc que les économies échappent au mari et à la communauté ordinaire.
Source : Gallica

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