Maurice Marchand

Élements biographiques

Portrait de Maurice Marchand Maurice Marchand De la Liberté d'action de la femme dans le mariage… (1882)

Il est évident que ni les biens du mari, qui est demeuré étranger à l'obligation, ni même les biens communs, qui sont essentiellement et exclusivement à la disposition de ce dernier, ne sauraient être affectés au paiement.
En est-il encore de même lorsque la femme s'oblige avec l'autorisation de son mari et notamment lorsqu'elle contracte comme marchande publique? Il est certain que, si les époux sont mariés sous le régime de communauté, les obligations contractées par la femme à l'occasion de son commerce tomberont dans le passif de la communauté.
Source : Gallica

Portrait de Maurice Marchand Maurice Marchand De la Liberté d'action de la femme dans le mariage… (1882)

« Que la femme doive être soumise à l'homme qui est tenu de la protéger, dit M. Gide (1) , c'est là un principe de morale consacré par le consentement de tous les peuples, un de ces axiomes primordiaux qui sont au-dessus de toute démonstration', comme ils sont au-dessus de toute attaque. » Cette soumission exige-t-elle que la femme soit incapable de faire aucun acte juridique valable sans le consentement de son mari? c'est un point que l'on peut discuter. Ce qui est certain, c'est qu'elle s'oppose à ce que le mari soit, à aucun point de vue, dans la dépendance de sa femme.
Source : Gallica

Portrait de Maurice Marchand Maurice Marchand De la Liberté d'action de la femme dans le mariage… (1882)

Si vous admettez les autorisations générales, c'est qu'au fond vous ne reconnaissez pas la légitimité de l'autorisation maritale; quand on juge un principe bon, on ne donne pas aux parties le moyen de l'éluder. Pour ma part, je ne comprendrai jamais une loi qui dirait : La femme est incapable d'agir sans l'approbation de son mari, mais elle pourra se faire dispenser à l'avance de la nécessité d'obtenir cette approbation.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature