Henri Basset, Le culte des grottes au Maroc (1920)
“ Mais les ruines de la mosquée de Chella sont un des endroits les plus peuplés de jnoun qui soient au Maroc. Au coin le plus retiré, entre des murs éboulés envahis par une végétation très dense, est un petit bassin recouvert tout entier par le feuillage d'un figuier sacré, qui ne laisse filtrer qu'une rare lumière : endroit où l'on sent vraiment un peu de religieuse horreur. Le lieu est entre tous rempli de jnoun; les femmes y vont laver leur chevelure, et accrocher des myriades de chiffons aux rameaux de l'arbre : c'est dans toute sa beauté le culte des génies guérisseurs. ”
