Michèle Nicolaï, La loi du Sud
“ Devant la vaste tente décorée de peaux de gazelles, les femmes se sont assises les premières autour du feu. Les flammes éclairent leurs visages fardés d’ocre, leurs yeux agrandis par le koheul. Tahia est au centre, les jambes croisées à la manière targui, l’amzad, le violon à une corde, sur ses genoux. Les vêtements alourdis de dorures scintillent. Le buste droit, l’allure fière, les filles du Hoggar regardent venir à elles les invités. La coutume veut que, pour se faire aimer, ils montent un méhari blanc. Ils n’y manquent pas ce soir. Un ahal est chose importante. ”
