“ Faringhea, caché dans l’ombre de la chapelle, réfléchissait donc profondément, lorsque des pas se firent entendre ; bientôt Rodin parut, accompagné de son socius, le bon petit père borgne. Soit préoccupation, soit que les ténèbres projetées par le buffet d’orgues ne lui eussent pas permis de voir le métis, Rodin trempa ses doigts dans le bénitier auprès duquel se tenait Faringhea, sans apercevoir ce dernier qui resta immobile comme une statue, sentant une sueur glacée couler de son front, tant son émotion était vive. ”
Faringhea
Définition et enjeux
Citations sur “Faringhea”
“ Ce qui excitait à un point incroyable l’admiration de Faringhea, c’était ce qu’il connaissait ou ce qu’il comprenait de la société de Jésus. Ce pouvoir immense, occulte, qui minait le monde par ses ramifications souterraines, et arrivait à son but par des moyens diaboliques, avait frappé le métis d’un sauvage enthousiasme. Et si quelque chose au monde primait son admiration fanatique pour Rodin, c’était son dévouement aveugle à la compagnie d’Ignace de Loyola, qui faisait des cadavres qui marchaient, ainsi que le disait le métis. ”
Jacques Mignon, Nouveau traité des vices rédhibitoires et de la garantie dans les ventes et échanges d'animaux domestiques… (1842)
“ Le farcin est une maladie de la famille de la morve. Ces vices paraissent avoir un élément générateur identique ; les symptômes seuls établissent une dissemblance entre ces deux vices : sur un même fond, c'est un revêtement dif- férent. Bouton, tumeur, engorgement, corde ou plaie ulcéreuse, envahissante, sont les formes variées sous lesquelles le farcin se présente. Les vaisseaux et les ganglions lymphatiques , le tissu cellulaire, la peau, plus particulièrement dans certaines régions, comme à la tête, aux membres, sont les organes où l'affection farcineuse se fixe. ”
Adrien Harel, De la garantie et des vices rédhibitoires dans le commerce des animaux domestiques d'après la loi du 20 mai 1838… (1844)
“ Le farcin, comme la morve, se montre quelquefois avec des caractères d'acuité extrêmement violents. Cette forme de la maladie n'est pas moins rédhibitoire que l'autre forme, par toutes les raisons que nous avons rapportées à l'article Morve. De même encore si, dans le premier début de la maladie, l'expert avait quelques doutes, quelques jours de fourrière le mettront à même de prononcer un jugement certain. L'aspect que prendront les boutons, leur apparition dans les naseaux, souvent la complication de la morve aiguë, et enfin la mort, ne laisseront aucune raison d'incertitude. ”
Angel Marvaud, Les Maladies du soldat, étude étiologique… (1894)
“ On constate des ulcérations dans les fosses nasales, à la voûte palatine, au fond du pharynx, dans le larynx, la trachée. En même temps apparaît un ensemble de phénomènes généraux, comme dans le farcin (douleurs articulaires et musculaires, nausées, fièvre) . Cette maladie est excessivement longue ; sa marche est très lente et est souvent interrompue par des intervalles de repos. 3° Farcin aigu. — Les cas de farcin aigu sont assez rares. Le début de la maladie diffère, suivant que la contagion est immédiate (par inoculation) ou médiate (par infection générale) . ”
Jacques de Solleysel,
Le parfait Mareschal
“ LE Farcin est une tumeur souvent avec ulcere, qui a son principe dans la corruption du sang, il est causé par un virus, dans lequel consiste le plus ou le moins de malignité, & qui rend le Farcin guerissable ou incurable ; il occupe plusieurs parties du corps. Quand il y a quelque partie considerable pour les fonctions de la vie, qui ne fait pas ce qu’elle doit, pour n’estre pas dans un bon temperament, ou pour n’avoir pas une juste conformation, il faut que l’œconomie du corps s’altere. ”
Maurice Charton de Meur, Dictionnaire de jurisprudence hippique… (1891)
“ Le farcin est une morve cutanée se manifestant par une inflammation suivie de tumeurs ou ulcères à la peau. C'est une maladie assez analogue aux scrofules chez l'homme, et le plus souvent contagieuse. La morve et le farcin peuvent être chroniques ou aigus. Dans les deux cas, c'est un vice rédhibitoire. 4. L'immobilité est un état pathologique se manifestant par des troubles graves des fonctions cérébrales et des mouvements. Elle se caractérise par un assoupissement général du cheval, et la difficulté ou l'impossibilité d'exécuter certain mouvement, notamment celui de recul. ”
Martin Klein, Mondorf-les-bains
“ Maladies de l’appareil respiratoire, Catarrhe chronique de la gorge. Surdité. Ozène. La pharyngite chronique est une affection fort commune dans nos climats humides. Elle s’y montre à tous les degrés et avec toutes ses complications désagréables, depuis la toux sèche, la simple raucité de la voix, jusqu’à l’extinction de la parole, aux altérations de l’ouïe et à l’ozène. Cette dernière, la mauvaise haleine, constitue notamment une des infirmités les plus repoussantes, qu’on puisse se figurer. La pharyngite est essentiellement une maladie de pays et de race ”
Louis A Duhring, Traité pratique des maladies de la peau (1883)
“ Le farcin, aussi appelé équinia ou morve, est une affection de mauvaise nature, contagieuse, qui nous est transmise par les chevaux et qui se manifeste par des désordres constitutionnels graves, de l'inflammation de la muqueuse du nez et des voies respiratoires, ainsi que par une éruption profondément située, pustuleuse, hèmorrhagique, purulente et ulcéreuse. ”
André Thouin,
Cours d’agriculture
“ Le farcin qui se manifeste autour des lèvres, dont les boutons sont petits, qui n’intéresse pas les glandes lymphatiques de la ganache, et qui ne produit aucun effet sur la membrane du nez, n’est pas ordinairement dangereux. Il en est de même de celui qui existe sur les côtes, qui n’intéresse que la peau ou la superficie des muscles. Dans cette espèce de farcin, les parties, après l’opération, sont vermeilles, fournissent une matière uniforme et assez louable ; les bords des ulcères se détuméfient, l’animal est gai, libre dans ses mouvemens, et conserve son appétit. ”
Édouard Victoire Aimé Brindel, Guide pratique des maladies de la gorge… (1908)
“ L'angine, ou pharyngite granuleuse, maladie dont se croient atteints tous les grands parleurs, avocats, instituteurs, prédicateurs, ou les grands chanteurs, n'est pas, à proprement parler, une maladie essentielle. C'est un symptôme commun à plusieurs affections; c'est une simple hypertrophie de follicules clos existant normalement dans la muqueuse du pharynx qui se produit sous l'influence d'une inflammation de voisinage (adénoïditc chronique, coryza purulent, sinusites maxillaires, etc.) ”
Paul Garnault,
Cours théorique et pratique de physiologie…
(1896)
“ La pharyngite aiguë ou inflammation aiguë du pharynx, est une affection qui se produit par l'ingestion de mets irritants, par l'action du froid, surtout chez les personnes qui usent de la respiration buccale. Son développement est favorisé par les excès de phonation et surtout par les méthodes phonatoires vicieuses. La pharyngite aiguë accompagne également certaines maladies générales, telles que la rougeole, la scarlatine, etc. Le fond de la gorge, très rouge, devient le siège d'une sensation très douloureuse, l'acte d'avaler est très pénible. ”
André Thouin,
Cours d’agriculture
“ Les tumeurs qui décèlent un farcin redoutable, adhèrent aux chairs, aux tendons et aux aponévroses, aux ligamens, aux cartilages, au périoste, aux os. Ils sont douloureux, ils s’abcédant avec peine, et jamais entièrement ; les ulcères qui en résultent sont calleux, ils fournissent une ample végétation de chairs baveuses, fongueuses, livides, qui se renversent ou se rabattent en forme de champignon : c’est ce qu’on appelle farcin cul-de-poule. ”
Louis Pautet, Précis de l'inspection des viandes… (1901)
“ Dans la morve et le farcin aigus, l'évolution est plus rapide; il y a de la fièvre, des tremblements, etc. Chez l'âne et le mulet, c'est toujours la forme aiguë que l'on observe. Chez l'homme, la morve est ordinairement aiguë ; au contraire, le farcin est plus souvent chronique. Les symptômes de la morve aiguë (l'incubation varie de deux à huit jours) sont locaux et généraux ; lymphangite, adénite, phlegmon diffus, frisson, fièvre, céphalalgie, vomissements, arthrites, plaques érythémateuses, éruption pustuleuse, ulcérations nasales et j étage. ”
Angel Marvaud, Les Maladies du soldat, étude étiologique… (1894)
“ Les affections morvo-farcineuses sont représentées dans l'armée par le farcin chronique, la morve chronique, le farcin aigu et la morve aiguë. 1° Farcin chronique. — Les caractères du farcin chronique sont les suivants : Le malade présente de la lassitude-, de l'abattement, avec inappétence-; accès fébriles, parfois céphalalgie, nausées, délire, douleurs vagues, siégeant principalement dans les membres inférieurs et simulant un rhumatisme chronique, symptômes qui durent un mois ou six semaines. ”
Alphonse Guérin, Maladies des organes génitaux externes de la femme… (1864)
“ Caractérisée par l'hypertrophie des glandules de la membrane muqueuse du pharynx, elle s'accompagne souvent de sécheresse de la gorge et d'un besoin d'expectoration qui n'est jamais satisfait ; si vous examinez un malade affecté de pharyngite granuleuse, vous ne constatez qu'une surface parsemée de granulations légèrement rouges, Cette maladie cause une gêne qui préoccupe vivement les personnes qui en sont affectées, tandis que les plaques muqueuses de la gorge existent souvent sans que les malades soupçonnent leur existence. ”
André Thouin,
Cours d’agriculture
“ Farcin léger. Il est des boutons très-superficiels, dont le volume n’excède pas celui d’un pois, qui n’attaquent que le corps de la peau, mais qui sont ordinairement très-multipliés. Comme ils résistent foiblement aux efforts de la nature et aux moyens de l’art, on leur a donné le nom de farcin volant. Les tumeurs farcineuses n’ont point de siège déterminé, toute la surface du corps y est exposée ”
Isidore Straus, La Tuberculose et son bacille (1895)
“ Comme la tuberculose, la morve a une prédilection marquée pour l'appareil lymphoïde ; le glandage est un de ses symptômes les plus caractéristiques, occupant les ganglions de l'auge, ceux des bronches et, dans les cas de farcin, les ganglions correspondant aux régions sous-cutanées envahies par le mal. Enfin, on rencontre dans le farcin une lésion des vaisseaux lymphatiques connue sous le nom de corde farcineuse, qui consiste dans l'infiltration des parois de ces vaisseaux et dans la réplétion de leur lumière par la néoplasie morveuse. ”
Adrien Proust,
Traité d'hygiène (3e édition, revue et considérablement augmentée…
(1902)
“ Rappelons seulement que l'affection chez l'homme se présente, comme chez le cheval, sous la forme de morve et sous la forme de farcin, qui évoluent tantôt d'une façon aiguë, tantôt d'une façon chronique. La morv ( humaine se distingue surtout du farcin par l'existence de localisations sur lé muqueuse nasale, qui font défaut dans le farcin. Du reste, dans la morve, commt dans le farcin, les lésions portent surtout sur la peau (érysipèle, œdème purulent, pustules, bulles) , sur le tissu conjonctif, le périoste, le larynx, la trachée, les poumons. ”
Victor Galtier, Traité des maladies contagieuses et de la police sanitaire des animaux domestiques… (1897)
“ Le farcin peut se compliquerd'apparition, à la surface de la pituitaire, de tubercules, qui se transforment en ulcères ; il peut, en ëvoluant, se compliquer de morve ; il peut y avoir, en effet, d'abord expression de farcin, et ensuite expression de morve se greffant sur le farcin. Assez souvent, pendant l'évolution du farcin, on observe des périodes d'arrêt ou d'amélioration et d'aggravation ; et parfois, au moyen d'un traitement convenable, on peut faire disparaître certains symptômes locaux. Un cheval farcineux peut même, à un moment donné, ne plus présenter de symptômes locaux ”
Victor Galtier, Traité des maladies contagieuses et de la police sanitaire des animaux domestiques… (1897)
“ La morve et le farcin sont deux formes d'une même affection désignée sous le nom de maladie farcino-morveuse ou simplement de morve. L'affection farcino-morveuse est une maladie contagieuse, inoculable, microbienne, caractérisée par la formation de tubercules dans les parenchymes, et par des ulcérations sur la peau et sur certaines muqueuses. ”
Édouard Monneret, Précis d'hygiène élémentaire, ou Exposé des préceptes nécessaires à la conservation de la santé… (1853)
“ Morve et farcin. L'homme reçoit encore des animaux deux autres maladies terribles qu'on appelle la morve et le farcin. Elles naissent spontanément chez le cheval et jamais chez l'homme, qui la contracte toujours par contagion. Il n'est plus temps de la combattre quand elle se manifeste par des abcès sur la peau et les membres, ou par la gangrène du nez, de la bouche et le jettage d'une humeur par le nez. Aussi faut-il que lea vétérinaires et tous les hommes qui donnent des seins aux chevaux malades s'assurent de la manière la plus certaine qu'ils n'ont aucune écerchure aux mains. ”
Edmond Curot, Galopeurs et trotteurs : Hygiène… (1925)
“ Si le cornage est intense et l'asphyxie imminente, on fera pratiquer la trachéotomie. La pharyngite chronique, consécutive à la forme aiguë est caractérisée par la difficulté de la déglutition, surtout au passage des liquides, qui sont souvent rejetés par les naseaux. La toux, rare pendant le travail, est fréquente pendant les repas. L'évolution de la maladie est lente ; les malades se nourrissent mal, maigrissent et s'anémient. La paralysie envahit peu à peu le pharynx, et des pneumonies par corps étrangers sont à craindre. ”
Michel Gangolphe, Maladies infectieuses et parasitaires des os (1894)
“ En détachant le pharynx entier de la colonne vertébrale on voit que le tissu cellulaire lâche rétro-pharyngien est remplacé par un tissu chroniquement enflammé, lardacé, scléreux, peu épais pourtant. On est frappé de la sécheresse de cette lésion pharyngée, rétropharyngée et osseuse ; en effet, il ne s'écoule pendant tout cet examen pas une goutte de pus, et le foyer osseux dont l'orifice antérieur anfractueux est mis à nu par l'ablation du pharynx, et qui admet le bout du petit doigt, renferme des fragments osseux et un peu de sanie grisâtre, mais pas de liquide purulent. ”
Epidémies, épizooties et hydrophobies observées dans le Département de la Somme durant l'année 1869
“ J'ai aussi observé le farcin dans une commune sur un àne et un cheval ; à mon premier examen, l'âne était dans un état de marasme extrême, presque tout le corps était couvert de cordes sur le trajet desquelles on voyait des boutons ulcérés, laissant écouler un pus sanieux filant et de mauvaise nature ; cet âne séjournait dans une écurie petite, à côté d'un cheval qui lui aussi présentait des engorgements lymphatiques indolents; pour moi c'étaient là les premiers symptômes du farcin. ”
Émile Corsin, Dictionnaire des connaissances générales utiles à la gendarmerie… (1897)
“ Le farcin est une maladie du système lymphatique, consistant d'abord en des tumeurs, des cordes, des boutons durs, chauds et douloureux, placés sous la peau, puis en des ulcères qui donnent un pus de mauvaise nature. ”
Ernest Cavalin, Considérations hygiéniques et médicales sur le transport par mer des animaux domestiques
“ Une fois ouverts, les abcès ne se cicatrisent pas, les bords de l’ouverture se renversent et se couvrent de végétations fongueuses, mollasses. Quoique le farcin soit quelquefois curable, on doit toujours, vu sa nature contagieuse, aussitôt qu’un animal est reconnu suspect, le sacrifier et agir ensuite comme il a été indiqué pour la morve. Fourbure. Cette maladie reconnaît pour cause la station forcée à laquelle les animaux sont condamnés ; elle est fréquente chez les chevaux et les mulets, elle se montre parfois aussi chez les bœufs et les moutons.Symptômes. ”
Jacques de Solleysel,
Le parfait Mareschal
“ IL y a beaucoup de personnes qui ont pris des ébulitions de sang pour du farcin, & se sont fort mis en soin & en frais pour les guerir : l’ébulition arrive lorsqu’il y a surabondance de sang, & qu’il bouillonne, par trop de chaleur excitée par différentes causes que j’ay déja expliquées, il s’en épanche facilement quelque partie du plus subtil dans les chairs ; ce qui fait des tumeurs au dehors par tout le corps qui reflemblent au farcin, qui ne sont pourtant qu’une ébulition ou bouillonnement de sang ”
Angel Marvaud, Les Maladies du soldat, étude étiologique… (1894)
“ La mort a heu vers la fin de la troisième ou de la quatrième semaine. La durée de la maladie est toujours plus longue que celle de la morve aiguë. 4 Morve aigue. — Cette forme morbide succède au farcin chronique ou au farcin aigu. Cependant elle peut également être primitive et résulter d'une inoculation ou d'une infection. Dans le premier cas, on voit le point inoculé présenter de la douleur, avec chaleur et tuméfaction, et des symptômes d'angioleucite aigue ; les symptômes généraux n'apparaissent que secondairement. Dans les cas d'infection, ces symptômes surviennent les premiers. ”
A. Louchard, Un mot sur l'éducation du cheval en France… (1838)
“ Avant de passer au traitement et à la nature du farcin ordinaire, je veux dire un mot sur sa prétendue contagion, et sur quels faits les opinions des contagionistes sont établies. On a, à l'école vétérinaire de Lyon, inoculé le farcin; et, au bout de quelques jours, des tumeurs farcineuses se sont manifestées : on a triomphé du mal injecté, avec peine. Une tumeur quelconque, renfermant un pus sanieux, formé par le détritus gangréneux des tissus, peut déterminer la mort d'un individu. ”
