Résumé

Édouard Monneret Précis d'hygiène élémentaire, ou Exposé des préceptes nécessaires à la conservation de la santé… (1853)

Il existe dans les sciences médicales un art fondé sur l'observation des phénomènes naturels et sur l'étude de soi-même, qui a reçu le nom d'hygiène ou d'hygiotechnie. Sa puissance ne va pas sans doute jusqu'à faire vivre l'homme au delà du terme qui lui est assigné par la nature, mais elle peut du moins, en le préservant d'un grand nombre de maladies, donner à son corps la force et la santé. Tel doit être le but de ses désirs, car ce qui lui importe n'est pas tant de vivre longtemps que de vivre exempt des maux qui rendent l'existence pénible.
Source : Gallica

Édouard Monneret Précis d'hygiène élémentaire, ou Exposé des préceptes nécessaires à la conservation de la santé… (1837)

Un des effets les plus terribles du froid est la congélation. D'abord la peau se gerce et se fendille; elle se crevasse sur les lèvres et laisse transsuder le sang; les pieds, les mains irrités par l'action pénétrante du froid se couvrent d'engelures, et finissent enfin par être frappés de mort. Le nez, les oreilles, les doigts des pieds, où le refroidissement arrive plus vite, sont par cela même les premières parties qui meurent. Ce n'est pas le froid qui détermine seul des accidents aussi graves, mais plutôt le passage d'une température très-basse à une plus élevée.
Source : Gallica

Édouard Monneret Précis d'hygiène élémentaire, ou Exposé des préceptes nécessaires à la conservation de la santé… (1837)

Les organes qui, comme le poumon, le cœur, l'intestin , les reins, le foie, etc., servent à la composition
et à la décomposition, ne pourraient s'arrêter sans qu'aussitôt la vie ne fut anéantie. Ne fautil pas, en effet, que le sang circule dans les vaisseaux , que les poumons rougissent le sang qui leur est apporté, que l'intestin introduise incessamment les matériaux nécessaires à la nutrition ? D'autres organes, d'autres fonctions peuvent rester oisifs durant un temps fort long, sans que l'existence soit menacée ; bien plus, pour que celle-ci se soutienne, il faut qu'ils se reposent.
Source : Gallica

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