Résumé

Émile Beaugrand L'hygiène, ou L'art de conserver la santé (1855)

On dit qu'il y a alimentation insuffisante quand, les pertes de chaque jour n'étant pas réparées d'une manière complète, l'individu est, en quelque sorte, obligé de prendre le complément de sa nourriture dans sa propre substance, et de vivre ainsi de son capital. Alors la graisse disparaît, le volume des muscles s'amoindrit, le sang devient clair et séreux, et en même temps les diverses fonctions deviennent languissantes, la respiration et la circulation se ralentissent, la chaleur vitale diminue d'une manière sensible, le moral perd toute son énergie.
Source : Gallica

Émile Beaugrand L'hygiène, ou L'art de conserver la santé (1855)

Le tabac, comme stimulant de l'intelligence, n'est réellement nécessaire que pour le fumeur lui-même, engourdi par l'action de cette pernicieuse substance; il lui faut donc tourner
continuellement dans le cercle vicieux où il s'est enfermé.
Mais, si un excitant est nécessaire pour les imaginations paresseuses, le thé, le café ne sont-ils pas mille fois préférables?
Il distrait, il calme les inquiétudes, les chagrins 1. N'est-il pas vraiment honteux pour l'homme qu'à défaut d'énergie et de courage moral, il soit obligé d'avoir recours à la fumée du tabac?
Source : Gallica

Émile Beaugrand L'hygiène, ou L'art de conserver la santé (1855)

Nous citerons en première ligne l'élévation audessus du niveau de la mer; à mesure que l'on s'élève, la température décroît ; c'est ce que l'on voit dans les contrées montagneuses de la zone torride : au pied des montagnes une chaleur brûlante, au sommet des neiges éternelles et le climat des pôles. Ainsi, en gravissant les hauteurs, on passe successivement dans l'espace de quelques lieues par les différents climats du globe. Le voisinage de la mer adoucit notablement la température d'une localité, et la rend plus constante; les étés y sont moins chauds, les hivers moins froids.
Source : Gallica

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