Malnutrition

Définition et enjeux

Stanislas Rossignol,  Traité élémentaire d'hygiène militaire (1857)

“ En effet, les villageois ont coutume de faire prendre à leurs enfants une quantité de nourriture qui n'est pas en rapport avec la force et le volume des organes digestifs, et c'est à cette mauvaise habitude, nous n'en doutons pas, que l'on doit attribuer, non seulement ces appétits excessifs, mais en partie la grande mortalité des enfants dans les localités rurales. C'est par l'habitude que l'homme parvient à supporter l'abstinence, la faim, le régime, à pouvoir faire usage des boissons et
des aliments les plus étranges, et à faire naître ou modérer l'appétit, la faim et la soif.
”
Source : Gallica

Portrait de Alfred Becquerel Alfred Becquerel,  Traité élémentaire d'hygiène privée et publique… (1864)

“ F. Les habitudes. — L'habitude de manger beaucoup peut quelquefois rendre insuffisante une alimentation qui serait suffisante pour beaucoup d'autres.
HYGIÈNE PUBLIQUE. — L'alimentation insuffisante, quand elle frappe les masses, prend le nom de famine ; fléau moins fréquent certainement de nos jours que dans des temps plus reculés.
La famine a des rapports remarquables avec la mortalité.
Ainsi, elle a pour conséquence de diminuer la population; on peut, en effet, établir que la prospérité d'un État est liée à la facilité des subsistances.
”
Source : Gallica

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