Alexandre Lacassagne

Élements biographiques

Portrait de Alexandre Lacassagne Alexandre Lacassagne,  La verte vieillesse (1921)

“ Qui sont ceux qui prétendent que le monde est devenu vieux ? Je les crois sans peine. L'ambition, la gloire, l'amour, en un mot toutes les passions des premiers âges ne font plus les mêmes désordres et les mêmes bruits. Ce n'est pas peut-être que ces passions soient aujourd'hui moins vives qu'autrefois ; c'est parce qu'on les désavoue et qu'on les combat. Je dis donc que le'monde est comme un vieillard qui conserve tous les désirs de la jeunesse, mais qui en est honteux, et s'en cache, soit parce qu'il est détrompé du mérite de beaucoup de choses, soit parce qu'il veut le paraître. ”
Source : Gallica

Portrait de Alexandre Lacassagne Alexandre Lacassagne,  Précis d'hygiène privée et sociale (1876)

“ Tout sur notre globe serait la mort et le silence éternels sans l'atmosphère, enveloppe extérieure de la planète. Cette masse gazeuse, transparente, invisible parfois, et qui semble à peine faire partie de la terre, en est cependant le principal élément; car il en est le plus mobile, et c'est en lui surtout que circule la vie.
Nous reposons sur le sol ; mais c'est de l'air et dans l'air que nous vivons, hommes, animaux et plantes.
Sans voler comme les oiseaux, tous les êtres qui marchent, rampent, ou fixent leurs racines dans la terre végétale, n'en sont pas moins des fils de l'atmosphère.
”
Source : Gallica

Portrait de Alexandre Lacassagne Alexandre Lacassagne,  Peine de mort et criminalité : l'accroissement de la criminalité et l'application de la peine… (1908)

“ « Les peines effrayent moins l'humanité par leur rigueur momentanée que par leur durée... Le frein le plus propre à arrêter les crimes n'est donc pas tant le spectacle terrible, mais momentané, de la mort d'un scélérat, que l'exemple du criminel privé de sa liberté, transformé en quelque sorte en bête de somme, et restituant à la société par un travail pénible, et de toute sa vie, le dommage qu'il lui a fait. » Le dernier supplice paraît plus affreux au spectateur qu'au coupable, tandis que l'esclavage perpétuel est plus utile comme exemple qu'insupportable comme châtiment. ”
Source : Gallica

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