Alexandre Lacassagne,
Peine de mort et criminalité : l'accroissement de la criminalité et l'application de la peine…
(1908)
“ « Les peines effrayent moins l'humanité par leur rigueur momentanée que par leur durée... Le frein le plus propre à arrêter les crimes n'est donc pas tant le spectacle terrible, mais momentané, de la mort d'un scélérat, que l'exemple du criminel privé de sa liberté, transformé en quelque sorte en bête de somme, et restituant à la société par un travail pénible, et de toute sa vie, le dommage qu'il lui a fait. » Le dernier supplice paraît plus affreux au spectateur qu'au coupable, tandis que l'esclavage perpétuel est plus utile comme exemple qu'insupportable comme châtiment. ”
