Anthropologie criminelle

Définition et enjeux

Portrait de Henri Thulié Henri Thulié L'École d'anthropologie de Paris… (1907)

La question du criminel-né, qui a soulevé tant d'éloquentes discussions, n'est qu'une querelle de mots puisqu'on n'est criminel que lorsqu'on a commis un crime. Mais si on ne naît pas criminel on naît avec des aptitudes à le devenir. N'avons-nous pas le tableau des tares, des stigmates de tous ces dégénérés, de tous ces héréditaires dont on peut d'avance tracer l'existence, les délits et les crimes? C'est l'anthropologie criminelle qui, au point de vue sociologique, doit étudier ces défectuosités humaines et le moyen de les redresser ou de les améliorer.
Source : Gallica

Portrait de Adrien Laborde Adrien Laborde Cours de droit criminel, conforme aux programmes universitaires… (1898)

Ainsi, tandis que les criminalistes de la vieille école voient dans le crime un phénomène d'ordre purement moral, l'anthropologie criminelle prétend que c'est un phénomène d'ordre biologique, et la sociologie criminelle, un phénomène d'ordre social.
Après avoir recherché la cause des crimes, ces nouvelles écoles recherchent le système de pénalité qui parait susceptible d'en tarir la source. L'anthropologie criminelle ne croit pas possible d'amender le criminel : elle propose donc des mesures d'élimination. La sociologie criminelle croit cet amendement possible
Source : Gallica

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