Résumé

Gustave Gilles La Nouvelle Jeanne, par Gustave Gilles (1866)

La blessure le cuisait au coeur. Dans sa colère, il méditait de prendre sa revanche, de couvrir sa victime du fiel dont s'abreuvait son âme vengeresse. Le trait lui étant venu du peuple, il en eut plus d'aversion pour le peuple, et un redoublement de zèle à le poursuivre. Amour et haine, tels étaient les mobiles de l'infatigable nature de César, amour à l'humanité de Paule, haine à sa divinité, amour à son corps, haine à son esprit, qui était l'esprit du peuple d'où elle était sortie.
Source : Gallica

Gustave Gilles La Nouvelle Jeanne, par Gustave Gilles (1866)

« Mon Dieu ! pourquoi pas plutôt Satan que ce monstre !»
Elle dut briser sa plainte, car l'organe de César — c'était lui-même — murmurait déjà :
— Je viens, mon coeur, te rendre ce que tu m'as donné, la vie! — Il me souvient du gouffre d'où ta main me retira si généreusement — Et, de plus, l'intérêt de ton avance, je veux dire la liberté et l'honneur.... Vous ici ! reprit-il après un instant ; mais quel est donc le pervers qui vous a de la sorte outragée? Dites-moi son nom, que j'aille le châtier !.... Vous êtes en émoi, je le comprends, mais que ce soit en émoi de bonheur!
Source : Gallica

Gustave Gilles La Nouvelle Jeanne, par Gustave Gilles (1866)

Berthe, initiée à un monde inconnu, fut saisie d'admiration; elle courba le genou en s'écriant :
— Tu m'épouvantes, ô sublime Paule ! Jusqu'à présent je t'avais ignorée... Ton coeur est inaccessible à l'amour, comme ils le comprennent et comme je le comprenais moi-même ; je le crois bien, il embrasse le monde !!!
La bergère lui mit le doigt sur les lèvres, et, l'ayant aidée à se redresser, elle lui montra, dans le lointain, un promeneur précédé de plusieurs chiens :
— Va de ce côté, fit-elle, je prendrai à l'opposé ; il ne faut pas qu'on nous trouve réunies dans cette solitude...
Source : Gallica

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