Résumé

Trouvères et troubadours, chants poétiques… (1889)

Sans doute au séjour des élus Vous n'aviez marqué qu'une place, Mais le pauvre a demandé grâce : Sa prière a tant de vertus !
Seigneur ! quand la douleur s'empare D'un coeur trop abreuve de fiel, Montrez-lui ce qu'elle prépare De félicité dans le ciel !
Victor LEVÈRE
SONNET
A mon Père.
C'est un matin d'hiver, et l'aube éclaire à peine L'alcôve aux longs rideaux où sont les deux époux; Auprès d'eux, leur bébé, d'une main incertaine, Sur les draps blancs du lit aligne ses joujoux.
Il joue, il est heureux ! L'étroite chambre est pleine Des éclats de son rire au timbre frais et doux.
Source : Gallica

Trouvères et troubadours, chants poétiques… (1889)

TROUVÈRES ET TROUBADOURS 171
Je veux quitter ce monde où tout est contrebande, Où pour finir si mal, hélas ! j'ai tant souffert ! Aux tourments d'ici-bas je préfère l'enfer.
— C'est fait, dit le bourreau, qui lance dans l'espace Le corps du patient sur lequel la mort passe !...
L'âme du criminel s'en va droit chez Pluton. Surprise d'y trouver si bonne compagnie, En coudoyant partout des gens du meilleur ton, Elle cherche une excuse à son ignominie :
— Quoi ! je retrouve ici ceux que j'ai vus là-bas, S'arrogeant le pouvoir de condamner, d'absoudre ! Je les vois réunis par un commun trépas !
Source : Gallica

Trouvères et troubadours, chants poétiques… (1889)

Qui charme nos regards et rend notre àme pure ? —C'est la femme et l'oiseau, c'est l'enfant et la fleur.
L'oiseau qui, par sa voix mélodieuse et tendre, Exprime tour-a-tour un sentiment nouveau. Qui berce nos douleurs en sachant les comprendre ? —C'est la fleur et l'enfant, c'est la femme et l'oiseau.
La femme, enchanteresse au doux regard de flamme, Au gracieux sourire, au noble et tendre coeur. Qui nous donne courage, amour et bonté d'àme? —C'est la femme et l'oiseau, c'est l'enfant et la fleur.
Source : Gallica

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