Charles Calemard de La Fayette

Charles Calemard de La Fayette

Résumé

Portrait de Charles Calemard de La Fayette Charles Calemard de La Fayette Le Poëme des champs, par Ch. Calemard de La Fayette (1873)

Mais est-ce donc assez que les chants d'un poète, Que l'âme d'un lecteur, seule et presque muette, Que ces voix à la foule importunes souvent, Une heure aient retenti pour fuir avec le vent? Non! ce n'est point ainsi que justices sont faites! Moi je voudrais qu'un peuple en de pieuses fêtes, Dans un choeur formidable eût redit, tout entier, « Gloire! gloire à Dombasle et gloire à Parrnentier! Toute gloire à ceux-là par qui, bienfaits suprêmes, Nos femmes, nos enfants, nos vieillards et nous-mêmes, Nous oublierons la faim, vivace désespoir, Et nous aurons appris le rustique devoir ! »
Source : Gallica

Portrait de Charles Calemard de La Fayette Charles Calemard de La Fayette Le Poëme des champs, par Ch. Calemard de La Fayette (1873)

Mais vous, humbles de coeur, vous vous tenez heureux De voir brunir au four le seigle savoureux. O frères nourriciers de la famille humaine, Vous fécondez pour tous le rustique domaine. Transportez donevos fruits, ces fruits, joyeux fardeaux, Gonflés de la sueur qui mouilla votre dos. Et l'oisif opulent, et l'ouvrier des villes. Qui souvent a quitté pour des tâches serviles, Le grand devoir, les champs, noble usine du pain, Cette foule toujours esclave de la faim, Qu'elle soit au besoin plus ou moins asservie, Riche ou pauvre, vous doit l'aliment de sa vie
Source : Gallica

Portrait de Charles Calemard de La Fayette Charles Calemard de La Fayette Le Poëme des champs, par Ch. Calemard de La Fayette (1873)

Accomplissant la tâche entre toutes austère, Votre droite a laissé son empreinte sur terre, Car, chacun votre tour, vous avez remué Ce sol, où le labeur par nous continué Doit donner aux vivants, dans la moisson féconde, L'épi, ce thyrse d'or, le vrai sceptre du monde.
Du vallon à la plaine et de la plaine aux monts, Votre oeuvre fraternelle, ô bons morts ! nous l'aimons. Nous voulons hériter de l'oeuvre et de la peine; Et nous vous bénissons sur le mont ou la plaine ! Bénis, soyez bénis, dormez au sein de Dieu, Et qu'un soupir du coeur vous porte notre adieu!
Source : Gallica

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