Résumé

Nobles et paysans (1876)

“ Voilà l'insoluble problème que quelques paroles d'une bonne femme, dites en passant, avaient eu la puissance de poser au seigneur Corona, pour occuper ses jours et ses nuits dans un affreux et stérile travail d'esprit.
Mon Dieu ! qu'il faut peu de chose pour troubler le bonheur d'un homme qui n'a vécu que pour lui-même !
Pendant plusieurs mois, on vit le seigneur d'Ozereau, sombre et préoccupé, parcourir à grands pas les allées de son parc, cherchant dans sa tète en ébullition le moyen d'être plus longtemps debout que couché.
”
Source : Gallica

Nobles et paysans (1876)

“ C'est ainsi que l'ouvrier devient le jouet et la victime de sa propre inconstance et de l'inconstance de tout ce qui l'entoure.
Mais le laboureur, le jardinier, le vigneron, ce fils de la terre, implanté dans le sol comme les arbres et la vigne qu'il cultive, y puise une intarissable vitalité. Il transmet à dix, à quinze générations successives son sang, son nom, sa maison et ses cinq ou six arpents d'héritage. Il traverse les siècles, toujours vivant dans une dynastie que le temps rajeunit sans cesse.
”
Source : Gallica

Nobles et paysans (1876)

“ Le travail ne manque jamais à leurs bras : c'est Dieu qui le leur offre régulier et varie selon les saisons, en ouvrant chaque matin l'immense atelier qu'il éclaire de son soleil et qu'il ferme tous les soirs pour assurer à l'homme des champs un repos réparateur. Quand les crises commerciales arrêtent l'activité des manufactures et jettent les ouvriers sur le grand chemin du désespoir, le cultivateur, tranquillement assis à son foyer, ne s'aperçoit pas des effroyables sinistres qui ravagent les basses et hautes régions de l'industrie. ”
Source : Gallica

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