Résumé

M.-François Charvat Le laboureur vengé, ou Discours sur l'agriculture… (1853)

Rien n'est grand dans l'esprit de ce peuple autant qu'un guerrier, rien n'est petit autant qu'un travailleur de terre.
De là , Messieurs, cette humiliation traditionnelle, indélébile, qui a pesé, comme une flétrissure, sur la condition du laboureur, et qui pèse encore aujourd'hui sur elle ; malgré la raison, malgré les siècles.
Ilote, paria, laboureur, c'est tout un.
Ainsi, Messieurs , dans l'Italie et dans la France du dix-neuvième siècle, le sensualisme, et, dans les Gaules, le goût effréné des armes dépouillent l'agriculture de son antique splendeur et ne lui laissent que le dédain.
Source : Gallica

M.-François Charvat Le laboureur vengé, ou Discours sur l'agriculture… (1853)

Quelle gloire, Messieurs , pour l'agriculture !
Maintenant, forcé-je ma conclusion, en vous disant : Le Créateur a dépusé toutes les richesses de l'humanité dans le sein de la terre , c'est à nous à les en faire sortir par la force de notre intelligence et de nos bras ? L'agriculture est comme le cœur qui fait circuler la vie dans les sociétés, et, dans tous les pays du monde, le thermomètre de cette profession première est le thermomètre de la fortune publique.
Source : Gallica

M.-François Charvat Le laboureur vengé, ou Discours sur l'agriculture… (1853)

Ce n'est pas tout, Messieurs, et c'est ici la face poétique de la vie de la campagne. Le Créateur a tout compensé en ce monde et tout arrangé de manière à ce que personne n'eût à se plaindre. Il a fait de grands frais pour embellir la solitude du laboureur; qu'il passe au nord ou au midi, au levant ou au couchant, partout il trouve des êtres vivants et des compagnons de ses travaux.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature