M.-François Charvat, Le laboureur vengé, ou Discours sur l'agriculture… (1853)
“ Rien n'est grand dans l'esprit de ce peuple autant qu'un guerrier, rien n'est petit autant qu'un travailleur de terre. De là , Messieurs, cette humiliation traditionnelle, indélébile, qui a pesé, comme une flétrissure, sur la condition du laboureur, et qui pèse encore aujourd'hui sur elle ; malgré la raison, malgré les siècles. Ilote, paria, laboureur, c'est tout un. Ainsi, Messieurs , dans l'Italie et dans la France du dix-neuvième siècle, le sensualisme, et, dans les Gaules, le goût effréné des armes dépouillent l'agriculture de son antique splendeur et ne lui laissent que le dédain. ”
