Résumé

Portrait de Léonce de Lavergne Léonce de Lavergne La Société d’Agriculture de Paris…

Arthur Young fut sans doute mécontent de cette fin de non-recevoir, car il dit assez de mal de la réunion. « Les gens, dit-il, y parlent tous ensemble, comme dans une conversation particulière. Je n’assiste jamais à aucune société d’agriculture, soit en Angleterre, soit en France, sans avoir des doutes si elles ne font pas plus de mal que de bien en détournant l’attention du public vers des sujets frivoles, ou en traitant avec légèreté des sujets importons. » Ce jugement paraîtra un peu léger lui-même, mais Arthur Young n’entendait pas raillerie quand il s’agissait de navets.
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Si ceux qui recommandaient à la fin du XVIIIe siècle la culture des prairies artificielles pouvaient renaître aujourd’hui, ils verraient qu’ils n’ont pas perdu leur temps. Dans la seule généralité de Paris, objet spécial du mémoire de 1788, les prairies artificielles, qui couvraient tout au plus le dixième des terres arables, s’étendent aujourd’hui sur le quart, immense surface conquise pied à pied sur les jachères et les terres incultes.
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« On ne pourrait, ajoute-t-il, faire baisser le prix de la viande au-dessous de son cours naturel sans décourager le nourrisseur, qui abandonnerait son industrie. Le bas prix du moment préparerait une disette pour l’avenir. Paris n’a jamais manqué de viande et n’en manquera jamais ; mais la consommation étant immense et la production éloignée, il est indispensable que l’appât du gain attire les fournisseurs. » Le bon sens ne parle pas autrement aujourd’hui, sans être beaucoup plus écouté.
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