Résumé

Guyon de Saulieu Ce que nous avons été, ce que nous sommes… (1819)

Cet état de guerre a produit l'oisiveté et le déplacement de la majeure partie des individus. Le citadin comme l'homme des champs, devenus soldats malgré eux, ont fini par s'attacher à leur état : l'ambition s'est emparée d'eux, et le grade de général leur a paru devoir être la moindre récompense de leurs services militaires. Aujourd'hui, le Souverain qui veut le conduire au bonheur sans lui faire traverser des flots de sang, est le seul qui soit fait pour le gouverner. C'est une vérité qu'il faut le forcer d'entendre.
Source : Gallica

Guyon de Saulieu Ce que nous avons été, ce que nous sommes… (1819)

Il n'eut donc qu'un pas à faire du consulat au trône. Une fois maître absolu des rênes du gouvernement, il se montra tel qu'il était. Despote absolu, la France ne suffit pas à son ambition : il voulut commander à l'univers, et pour le faire avec succès, il franchit les bornes mises jusqu'alors à la conscription. Dans les accès les plus délirans de la révolution, on avait au moins conservé à l'agriculture une certaine quotité d'hommes propres aux travaux qu'elle exige : cette précaution dictée par les besoins toujours renaissans d'une immense population, lui parut pusillanime
Source : Gallica

Guyon de Saulieu Ce que nous avons été, ce que nous sommes… (1819)

C'est l'encouragement, disons plus, c'est l'approbation du ministre du Roi ; qui, placé dans un point de vue plus élevé, connaît mieux tout ce que l'agriculture française doit au zèle des sociétés, qui observe et suit avec intérêt l'impulsion qu'elles lui ont donnée, et qu'elles ne cessent de diriger vers le même but ; et qui, bien convaincu de tout le bien qu'elles on fait et qu'elles peuvent faire, favorise et protège leurs efforts et la persévérance de leurs travaux, pour seconder les bienfaisantes intentions du Père du peuple, pour la portion la plus intéressante de la grande famille.
Source : Gallica

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