Résumé

Auguste Bonnal De la Charte de 1830 à sa 10e année… (1840)

Dans des temps ordinaires, la politique a ses principes suivis qui ne donnent naissance qu'à des événemens qu'on peut prévoir d'avance, mais nous sommes à une époque si près de ces grandes destructions, qui ont tout bouleversé, que notre avenir est rempli de craintes. Si le gouvernement s'est tracé une ligne politique qu'il poursuit dans sa prudence dynastique , comme nous tous , il a la même individualité, le même intérêt qui domine la société ; de sorte que les événemens qui se succèdent sans relâche, font craindre à tous des pertes ou des malheurs presque inévitables.
Source : Gallica

Auguste Bonnal De la Charte de 1830 à sa 10e année… (1840)

Sans distinction, la société est sans dignité, les membres des grands corps de l'état sont isolés de leurs fonctions; les fonctionnaires publics ne sont plus que des instrumens du pouvoir ; l'industrie, toutes les professions, se trouvent sans aucune espèce de représentation, et leurs intérêts ne peuvent qu'en souffrir. Il importe donc de revenir d'une semblable erreur. Quoique tous les Français forment le même peuple pour être protégés et défendus dans leurs droits, la société ne réclame pas moins des distinctions qui puissent concourir au maintien de l'ordre et à la prospérité publique
Source : Gallica

Auguste Bonnal De la Charte de 1830 à sa 10e année… (1840)

Dix ans se sont écoulés depuis la dernière révolution qu'a subie la France, et nous n'apercevons encore aucune amélioration malgré les espérances qui furent données avec tant de confiance. Du plus mauvais gouvernement, nous devions passer au meilleur ; tous les intérêts devaient être satisfaits, la prospérité devait être partout, nous ne devions plus faire qu'un grand et heureux peuple, protégé par des lois en harmonie avec nos besoins matériels et moraux. Le bien-être, la confiance, le désintéressement, devaient être le partage de tous
Source : Gallica

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