Résumé

Prosper Brugière baron de Barante Éloge de M. le comte Molé : prononcé dans l'assemblée générale de la Société de l'Histoire de France… (1856)

Si un parti ne savait pas se régir lui-même et se diriger par une seule et même volonté, comment donnerait-il au pays une administration stable et respectée? En France il n'en a pas été ainsi ; les partis ne reconnaissaient ni la supériorité , ni l'autorité d'un chef, et marchaient en désordre, tels qu'une armée qui n'est pas commandée. Au lieu de prendre pour guide un homme important par son habileté et son expérience, les partis se laissaient emporter par le flot de l'exagération; les courtisans d'une popularité vaine étaient préférés aux hommes supérieurs par le talent ou la sagesse.
Source : Gallica

Prosper Brugière baron de Barante Éloge de M. le comte Molé : prononcé dans l'assemblée générale de la Société de l'Histoire de France… (1856)

M. de Richelieu prit goût à ses conseils et lui accorda une entière confiance. C'était par lui, surtout, qu'il apprenait à connaître la France, dont il avait été exilé pendant vingt-cinq années d'émigration. En même temps, M. Mole avait acquis beaucoup d'influence dans la Chambre des Pairs. Ses formes douces, son langage conciliant et persuasif, sa gravité naturelle, qui ne l'empêchaient point de se montrer confiant et sympathique à tous ceux avec, lesquels il avait des relations, lui donnèrent un crédit qui contribua au rôle de la Chambre des Pairs pendant cette session
Source : Gallica

Prosper Brugière baron de Barante Éloge de M. le comte Molé : prononcé dans l'assemblée générale de la Société de l'Histoire de France… (1856)

Il se rendit à Blois avec la régente et les ministres. Lorsqu'il revint à Paris, l'Empire avait cessé d'exister.
M. Mole se trouva éloigné de la région politique et rendu pour un moment à la vie privée ; il n'était pas étonné que l'esprit de réaction prît tant d'influence sur le gouvernement, et que les hommes qui avaient l'expérience des affaires ou dont le mérite avait été reconnu et employé par l'Empereur ne fussent pas appelés au service de l'État.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature