Un homme de rien

Résumé

Un homme de rien M. le Comte Molé (3e édition) (1852)

Travailleur par goût, par goût aussi il est homme du monde ; de mauvaises langues prétendent qu'on pourrait composer une Iliade du genre léger avec ses succès de salon sous l'Empire. Quoi qu'il en soit de ce malin propos, tous ceux qui connaissent M. Molé s'accordent à le présenter comme un homme du commerce le plus aimable, plein d'abandon dans l'intimité, grand seigneur de la tête aux pieds, et par le beau côté, c'est-à-dire affable, prévenant, point arrogant, point insoleut, point infatué de son mérite comme sont souvent les parvenus.
Source : Gallica

Un homme de rien M. le Comte Molé (3e édition) (1852)

M. le comte Molé est le représentant le plus rationnel, le plus modéré, le plus élevé de cette association d'hommes politiques dont 1 M. de Talleyrand a été longtemps le chef le plus habile et le inoins scrupuleux. Ne vous pressez pas trop, vous qui croyez ou feignez de croire, ne vous pressez pas trop de jeter la pierre à ces hommes qui ont tour à tour servi tous les gouvernements parce qu'ils étaient des gouvernements. N'oubliez pas que ce ne sont pas eux qui ont fait les situations, mais bien les situations qui les ont faits.
Source : Gallica

Un homme de rien M. le Comte Molé (3e édition) (1852)

Ce tableau est sombre, mais il est vrai ; si une révolution implique toujours un progrès dans la marche de l'humanité, les mille convulsions qui la suivent ont cela de fâcheux qu'elles dénaturent le sentiment du juste et de l'injuste et rendent de plus en plus confuse la notion du droit en politique. Pendant plusieurs siècles, la France, une fois sortie de l'oligarchie féodale, a vécu, souffert, combattu, vaincu, au nom d'un principe clairement énoncé et unanimement accepté. A l'époque où le roi ne mourait jamais chez nous, le roi c'était l'État
Source : Gallica

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