Résumé

Portrait de Alphonse de Lamartine Alphonse de Lamartine Récapitulation [de l'action du journal "le Bien public"…

La politique n'est que le corps des sociétés humaines ; les religions en sont l'ame. Flétrir le sentiment religieux dans l'humanité, c'est le viol de l'ame; décréditer ce sentiment dans les masses , c'est les dégrader au-dessous de l'esclave, qui a un maître sur la terre, mais qui a, du moins, un Dieu dans ses pensées : c'est livrer le peuple, sans consolateur et sans vengeur, à la profanation et à la servitude sous tous ses tyrans. Il n'y a donc qu'une politique antipopulaire qui puisse être irréligieuse. Le libéralisme et la religion , c'est la même chose dans le coeur du vrai politique
Source : Gallica

Portrait de Alphonse de Lamartine Alphonse de Lamartine Récapitulation [de l'action du journal "le Bien public"…

Nous ne voulons pas plus de contre-révolution en religion, que nous ne voulons de contre-révolution en politique ; pas plus de contre-révolution par la violence, que de contre-révolution par la connivence et la faiblesse du pouvoir. On n'enchaîne pas moins la liberté avec des chaînes d'or qu'avec des chaînes de fer. Point de faux poids dans la balance où l'homme pèse culte contre culte, foi contre foi, dieu contre dieu. Que le pouvoir y mette une gêne ou une faveur, le poids est également faux.
Source : Gallica

Portrait de Alphonse de Lamartine Alphonse de Lamartine Récapitulation [de l'action du journal "le Bien public"…

Et cependant ce ne sont ni des traîtres, ni des hommes médiocres qui fourvoient ainsi ce grand parti de l'Opposition. Ce sont des hommes éminents, probes comme leur vie, dévoués comme leur foi, éloquents comme leur tribune. C'est leur probité même, c'est leur foi même, c'est leur talent même qui les trompe. Quand on n'a que des vertus dans le caractère, on n'est jamais séduit que par ses vertus. Ils se sacrifient à leur patriotisme.
Source : Gallica

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