Résumé

Portrait de Honoré de Balzac Honoré de Balzac Enquête sur la politique des deux ministères (1831)

La Chambre était hostile à la presse, et il y avait dissidence entre l'extrême gauche et le ministère. La Chambre était grosse d'une Charte et d'une dynastie, voilà tout. Elle n'avait pas en elle assez de capacités pour enfanter un gouvernement. Peut-être avait-on peur de laisser se développer la vigueur que nous avions montrée en Juillet? Un fait constant, et qui ressort des journaux ministériels même, est une indécision réelle dans le gouvernement, d'où venait une faiblesse désorganisatrice, car la faiblesse est le résultat de l'indécision.
Source : Gallica

Portrait de Honoré de Balzac Honoré de Balzac Enquête sur la politique des deux ministères (1831)

Puis, quand un homme veut faire reposer un pays encore tout tremblant d'une tourmente, et lui procurer la paix, il a soin de n'y menacer aucune existence. Or, le lendemain de son avènement, le nouveau pouvoir s'est menti à lui-même, et s'est aliéné une grande quantité de familles et d'intérêts.
Le principe de la révolution de juillet, relativement à la royauté, n'était-il pas de substituer l'hérédité à la légitimité, l'élection au droit divin? L'hérédité devenant une institution fondamentale, devait être sacrée partout où elle se rencontrait.
Source : Gallica

Portrait de Honoré de Balzac Honoré de Balzac Enquête sur la politique des deux ministères (1831)

Ils ont tout à coup voulu savoir si le gouvernement avait des ennemis? Ils ont demandé un serment, niaiserie usée! C'était douter de soi-même. Ils discutèrent au lieu d'agir; les uns voulant s'appuyer sur la révolution, les autres cherchant à la comprimer. C'était se défier du peuple. Ainsi, tout à coup, la haute propriété, l'administration et le peuple furent menacés, dans la pairie, par le serment et par la volonté que manifestèrent les ministres de résister à ce qu'ils nommaient le mouvement.
Source : Gallica

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