Résumé

Portrait de François Mauguin François Mauguin Plaidoyer de M. Mauguin, pour le National… (1831)

Deux grandes scènes ont composé notre dernière révolution. Dans l'une on voit le peuple combattre pour ses libertés; il a pour lui la loi, contre lui le parjure : c'est a la loi que reste la victoire; dans l'autre, des législateurs délibèrent; ils ôtent, ils donnent la couronne ; c'est l'élection, c'est la majorité qui la confère. Dans ce grand drame, quelle a donc été la conduite des écrivains du National?
Source : Gallica

Portrait de François Mauguin François Mauguin Plaidoyer de M. Mauguin, pour le National… (1831)

Les nationaux se plaisent surtout dans la grandeur, dans la puissance de la patrie. Ils se rappellent avec orgueil la gloire de la France sous Napoléon. Dans leur sein un parti s'est montré : c'est celui des bonapartistes.
Les égalistes ont pour profession de foi la protestation de la chambre des représentans de 1815, et comme exemple d'application les premières années de l'empire. Il y avait de l'ordre, de la puissance, un chef royal, et cependant de l'égalité partout; il ne manquait que de la liberté. De leurs rangs est sortie une fraction qui rêve un gouvernement plus austère.
Source : Gallica

Portrait de François Mauguin François Mauguin Plaidoyer de M. Mauguin, pour le National… (1831)

Il ne faut jamais trop exiger de la nature humaine. Ces hommes de juillet, et j'entends par une pareille dénomination tous ceux qui, en France, ont adopté franchement la nouvelle révolution; ces hommes de juillet voulaient l'ordre : ils en ont donné la preuve. Ils ne demandaient pas même un changement de ministère, mais un changement de système. Ils ont rougi de se voir ainsi victimes d'une odieuse combinaison. Tous ils avaient exposé leur vie ; le gouvernement, les ministres, leur devaient même leur élévation.
Source : Gallica

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