Loi d'élection

Définition et enjeux

Dominique Dufour Pradt De l'Affaire de la loi des élections… (1820)

C'est donc une chose fort grave qu'un changement de loi d'élection, et qui doit fortement remuer tous ceux qu'il peut atteindre. Aussi rien n'est-il plus amusant que l'aimable facilité avec laquelle on entend beaucoup d'hommes parler d'une loi d'élection et de sa refonte dans de nouveaux creusets, comme si ce n'était plus d'une loi de souveraineté qu'il s'agissait encore, mais de déplacemens individuels seulement; et tel qui se pâmerait à la nouvelle du rhume d'un grand, court du pied le plus léger sur la décision de la souveraineté de tout un peuple.
Source : Gallica

Dominique Dufour Pradt De l'Affaire de la loi des élections… (1820)

Aucun homme sensé ne mettra sur la même ligne la formation des bureaux, ou quelque formalité de scrutin, à côté des dispositions qui déterminent les caractères et l'effet des suffrages, cette cause primitive et génératrice de l'élection : car le suffrage est tout dans l'ordre électoral, et c'est à lui que se rapporte toute loi d'élection.
Source : Gallica

J.-A.-M. d' Auréville La Vérité aux électeurs de 1820… (1820)

Alors une loi d'élection, pour qu'elle soit bonne, doit être surtout dans ces intérêts, et non dans celui d'une faction. Quelle action a agi à l'aide de celle du 5 février? l'action d'un parti. Qui a-t-elle amené pour concourir à l'élection? est-ce le propriétaire paisible? est-ce l'homme véritablement lié au sol? Non, il savait que l'élection devait être dominée par une cabale, et il ne s'est pas dérangé de son domicile, dans la crainte de se faire un ennemi de la faction qui dominerait.
Source : Gallica

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