Pierre-François Flaugergues De la Représentation nationale et principes sur la matière des élections… (1820)

Sans doute que, dans son vol hardi, le génie peut porter ses aperçus au delà de la pensée d'un tel aréopage ; mais le génie n'est que le précurseur de la raison publique : il l'attire à lui sans la contraindre ; bientôt elle atteint son guide , et, réunie à ce guide et au pouvoir, c'est une force invincible ; c'est le véritable souverain.
Au surplus, nous cherchons moins un moyen de perfectibilité humaine, qu'un principe d'harmonie sociale. Où peut-on trouver ce secret, si ce n'est dans l'art de faire naître l'unité d'intérêt spécifique, de la combinaison des intérêts opposés ?
Source : Gallica

Pierre-François Flaugergues De la Représentation nationale et principes sur la matière des élections… (1820)

On, ne dira pas sans douté que la Charte ait créé le droit, si précieux pour tout homme fidèle à sa dignité, d'avoir une représentation nationale pour consentir ou refuser de consentir aux lois et aux contributions. Ce droit découle de la nature elle-même ; il est une conséquence de la loi qui prescrit à chaque individu de veiller à la conservation et à l'amélioration de son être.
Source : Gallica

Pierre-François Flaugergues Application à la crise du moment des principes exposés dans la brochure intitulée… (1820)

Vous sera-t-il possible de rétablir entre la dynastie et le peuple , cette confiance que l'état actuel des choses détruit jusque dans ses racines. Et, sans cette confiance, estil possible d'éviter une révolution ? La liberté, il est vrai, triomphera à la longue. Mais est-il égal de laisser à nos neveux la certitude de la trouver quelque jour au milieu du sang et des cadavres, et des ruines d'une révolution qui sera peut-être séculaire, ou de la fonder à l'instant même?
Source : Gallica

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