Ernest Luce

Élements biographiques

Ernest Luce Réforme électorale, par Ernest Luce (1841)

En politique, on ne peut entendre par indépendance qu'une seule chose, l'absence de tout intérêt opposé à celui du pays; car le citoyen, quel que soit son patriotisme, ne peut entièrement s'affranchir de l'influence de tous les intérêts particuliers qui viennent se rassembler autour de lui. Qu'en conclure? Que politiquement l'indépendance absolue de l'électeur est chose impossible, et que puisque l'intérêt de l'Etat se compose d'intérêts distincts, opposés, la constitution d'un gouvernement représentatif n'est bonne qu'autant que tous ces intérêts concourent à l'expression générale.
Source : Gallica

Ernest Luce Réforme électorale, par Ernest Luce (1841)

Propriétaire, ne doit-il pas être dirigé par les intérêts de la propriété? Nous devons aller plus loin, et dire qu'il nous est difficile d'admettre que l'impôt direct soit la meilleure présomption possible de l'indépendance personnelle de l'électeur; en effet, c'est prétendre que la fortune donne à l'homme l'indépendance ; il n'est pas besoin de longs raisonnemens pour prouver qu'avec la fortuné les besoins de l'homme augmentent, son ambition s'élève, ses passions grandissent. Vouloir que la fortune donne à l'homme l'indépendance, c'est mentir à la vérité de tous les jours
Source : Gallica

Ernest Luce Réforme électorale, par Ernest Luce (1841)

La loi électorale est la base de tout le système politique : la réforme électorale doit donc entraîner dans le droit politique d'autres réformes, d'autres modifications. La réforme, c'est, en un mot, toute une révolution dans le système politique de la France.
On ne doit, on ne peut changer les institutions d'un pays que lorsque la position politique l'exige, le commande ; les faits seuls doivent démontrer la nécessité de toute réforme, et pour l'opérer il faut consulter le principe du gouvernement et l'état politique de la nation.
Source : Gallica

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